<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701</id><updated>2012-02-16T01:51:13.648-05:00</updated><title type='text'>Beautiful Lies ::</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>94</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-5746605543372832973</id><published>2011-05-08T16:42:00.000-04:00</published><updated>2011-05-08T16:43:07.715-04:00</updated><title type='text'>Les chemins de guerre battue</title><content type='html'>On la savait fragile, cassante, mais on ne l’avait pas crue de verre ; on ne l’avait pas soupçonnée de fin verre friable, verre-de-grisée. Fallait la voir de douce brise onduler, de douceur obtempérer, de volonté acariâtre adopter le leurre méprisé de l’amour inventé débilement supprimé. Fallait la voir, mais elle pourtant qui n’était pas transparente, on y voyait au travers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Découvrant un corps, recouvrant ces territoires ancestraux qu’elle réserve, ces terres de chasse traditionnelle abandonnées, dont elle ignore jusqu’aux plus simples lois. Ma toute réserve que je n’habiterai jamais, tu pleurais de désespoir. Ce n’était pas le chagrin de la solitude qui te secouait ; on n’a jamais vu de nomade si enracinée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Troublée par l’invention d’un désir que jamais chez elle on n’avait suscité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pauvre d’un regard de fauve effarouchée, la douleur effrontée, de regretter son assentiment d’une langue irritée qui ne répond plus d’elle-même! Menée par une foi qui n’est pas le costume. Cherchant à s’enlever la vie des délicatesses incongrues, travaillant à s’estomper du monde pour percevoir la honte, cherchant pour me rappeler à elle les subterfuges, et troquer son cou contre mes lèvres, ses peaux contre un miroir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin la piété chaste, loin le déshonneur frugal une première fois ; un sentier parcouru, l’habitude des raccourcis, routes barrées par des milices qu’on ignorait. Barricades insoupçonnées sur des chemins de guerre battue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne sais-tu pas que  devant toi je suis imberbe?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-5746605543372832973?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/5746605543372832973/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=5746605543372832973' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/5746605543372832973'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/5746605543372832973'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2011/05/les-chemins-de-guerre-battue.html' title='Les chemins de guerre battue'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-3402361549369181467</id><published>2011-05-08T15:19:00.003-04:00</published><updated>2011-05-08T15:27:22.405-04:00</updated><title type='text'>La tête dans le sable</title><content type='html'>Le voyant réapparaître au milieu d’une allée funèbre, je pris conscience qu’il avait, plusieurs minutes auparavant, déserté la scène de la mise en terre. On avait inhumé le corps dans un des meilleurs sols de la région, d’une terre noire de jais, riche, irriguée par la nappe phréatique dont on dit qu’elle est ici pure comme l’eau qui jaillit de la source à Saint-Jacques. On avait semé la défunte parmi d’autres cadavres dans ce terreau fertile comme habités de l’espoir qu’elle renaisse au printemps, bourgeonnante, promesse d’une vie à être reprise à chaque révolution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Échappant à la foi douloureuse et mensongère de cette famille dont l’émoi en ce moment ne le concernait pas, ou si peu, par alliance seulement, il l’avait quittée momentanément pour aller errer plus loin au cœur du cimetière, là où il appartenait. Parmi les siens, tous les siens désormais sous terre, à quelques pâtés de pierres tombales d’où se trouvait endeuillée sa nouvelle belle-famille, il ressentit une vive jalousie mêlée de mépris. Ces gens dont la colonie était subtilement amputée, et amputée d’un membre qui les avait ces dernières années gênés par sa sénilité envahissante, pleuraient leur morte comme on pleure l’ablation d’un rein défectueux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lui n’avait depuis longtemps – il avait cessé de compter les années trente-cinq ans après l’effacement de ses proches – plus pour famille qu’une mère délirante et une sœur au tempérament mollasse dont le malaise social suggérait la déficience mentale pure et simple qu’elle se serait, au surplus, résignée à ne pas combattre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cœur d’une allée de sapins Douglas bordée de monuments funéraires vivement éclairés par les rayons printaniers, il se fit la réflexion finement impertinente qu’il était tout aussi impertinent que ces lieux empreints de tristesse, de mort, soient peuplés d’arbres que l’on associe dans sa culture à une fête célébrant joyeusement la nativité. Lui-même sans plus de parenté susceptible de fêter l’événement, ni ascendance, ni descendance, se dit que la remarquable encyclopédie vivante du savoir inutile qu’il constituait, vieillissante au surcroit, n’avait possiblement plus de raison d’être ; qu’il n’y avait, si tant est qu’il y en eut jamais, plus de motif valable qu’il consomme, comme organisme vivant, la moindre ressource. Les sapins Douglas pouvaient croître en paix ; il n’en abattrait certainement aucun cette année, et irait bientôt rejoindre cela qui les nourrit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cérémonie terminée, tandis qu’il descendait l’allée pour nous rejoindre, son regard croisa le mien. Moi que la jeunesse ignorante de tout laissait imperturbable, inatteignable, je le soutins. Il s’embruma. Des larmes, régulières et lentes, rigolèrent sur son visage. J’en compris dès lors que je devrais me rire de la mort, sous peine qu’elle se fasse plus insolente que moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personne ne profitera jamais de la vie qui croît sur nos tombes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-3402361549369181467?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/3402361549369181467/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=3402361549369181467' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/3402361549369181467'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/3402361549369181467'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2011/05/la-tete-dans-le-sable.html' title='La tête dans le sable'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-6012028395905656582</id><published>2011-04-25T23:55:00.009-04:00</published><updated>2011-04-26T00:54:30.887-04:00</updated><title type='text'>gommés</title><content type='html'>Je suis encore tout gommé&lt;br /&gt;de rhum&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;les yeux collés&lt;br /&gt;à ton dos que&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;j'ignore&lt;br /&gt;comme un homme&lt;br /&gt;que tu paierais&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;plus fort&lt;br /&gt;pour éteindre l'incendie&lt;br /&gt;qu'autrement&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;tu aspires&lt;br /&gt;à (grands coups) devenir&lt;br /&gt;plus grande&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;plus belle&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;plus stone&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai fait de toi une putain&lt;br /&gt;de&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;luxe dont j'ai pas les moyens&lt;br /&gt;t'as mon drap gravé sur le flanc&lt;br /&gt;de la colline contre laquelle j'hibernais&lt;br /&gt;tu m'éveilles au printemps&lt;br /&gt;comme on allume une lampe&lt;br /&gt;j'suis même pas une lumière&lt;br /&gt;et j'ai peur&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;de t'éteindre&lt;br /&gt;quand je souffle dans ton cou&lt;br /&gt;toi t'as soufflé mon être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste là, rendors-toi, j'irai pas&lt;br /&gt;travailler&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;d'autres femmes&lt;br /&gt;après toi&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;je suis vierge&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;de désir&lt;br /&gt;t'as épousé le pire&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;/ des_espoirs&lt;br /&gt;pense pas à me sourire&lt;br /&gt;songe même pas à t'ouvrir&lt;br /&gt;un oeil&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;balaye mon cafard&lt;br /&gt;sous le tapis&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;git mon corps&lt;br /&gt;Rendors-toi j'ai pas envie&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;/ de mourir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Tu transpires&lt;br /&gt;quelques gouttes&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;de bonheur&lt;br /&gt;longent ma vicissitude&lt;br /&gt;pose pas ton pied au sol&lt;br /&gt;fais-moi&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;ton habitude&lt;br /&gt;est d'allonger&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;les heures&lt;br /&gt;ont faussé ma boussole&lt;br /&gt;emmène-moi vers le Sud&lt;br /&gt;j'vais faire ça vite&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;/ j'ai pas prévu mourir vieux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-6012028395905656582?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/6012028395905656582/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=6012028395905656582' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/6012028395905656582'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/6012028395905656582'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2011/04/gommes.html' title='gommés'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-946597230052602905</id><published>2011-02-28T20:14:00.006-05:00</published><updated>2011-04-16T14:22:12.697-04:00</updated><title type='text'>Nowhere.</title><content type='html'>J'ai pris le transport en commun pour partir sur un nowhere. C'est exactement là que je me suis retrouvé : nulle part. Rien, personne autour. Que moi, sur une plage en neige blanche, les poches vides. Le coeur pas beaucoup plus plein. Pas d'actif. Pas de passif non plus -- enfin, je ne crois pas. Enfin, j'essaie de ne pas croire &lt;span style="font-style:italic;"&gt;ça&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À mes pieds, le fleuve, qui à cet endroit ne s'agitait pas. À peine une démarcation entre la neige mouillée par les flots, et la neige sèche comme des flocons de plastique qui ne fondraient pas entre mes mains. Dans le froid, la démarcation entre l'humide et le sec se perd, disparaît. Je me rappelle cette idée qui m'est venue : il en va de même des sentiments. Entre l'humidité moite d'un corps chaud, d'un corps fiévreux d'amour comme de haine, et un corps asséché, un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;visage&lt;/span&gt; desséché par le temps où ne s'amoncelle plus dans ces mêmes rigoles que la poussière des tempêtes de sable que l'on affronte au quotidien, il n'y a pas de frontière. Il n'y a pas de date de péremption sur nos coeurs, on ne nous avertit pas qu'on aura été «meilleur avant» pour aimer, pour vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux lèvres, que ces mots de Léveillé : « Après la vie t'as bouffé comme elle bouffe tout l'monde ». Impossible de déterminer après quoi. On sait que c'est après parce qu'on sait bien qu'avant, « dans l'temps », c'était autre chose. Nous savons cela, mais nous avons oublié comment ça s'est passé. Nous avons dans la bouche le goût du sable et les grains qui craquent sous nos dents, les yeux qui ruissellent à sec, le visage brun. Beige. On devient beiges. À force d'affronter des tempêtes qui n'en sont pas. Des tempêtes qui nous fouettent juste parce qu'on oublie de fermer les yeux, juste parce qu'on oublie de lâcher l'accélérateur pour douze, treize ou vingt-sept secondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis on parle de torrents, de tornades, de tsunamis, d'avalanches. Tout s'écroule. Tout fout le camp. Ça m'a frappé. J'ai chaviré. Je capote. Nos petites fins du monde personnelles et quotidiennes nous assaillent, comme si nous avions véritablement fait le choix, un jour, de nous battre. Comme s'il était toujours nécessaire de nous déchirer à coup de d'hyperboles, à coup de violences lexicales. Comme si tous les matins devant le computer nous croisions l'épée, et pas seulement nos jambes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai pris le transport en commun pour partir sur un nowhere. C'est exactement là que je me suis retrouvé : nulle part. Je ne peux pas dire si j'y étais bien ou mal, mais je sais que derrière moi la neige qui tombait recouvrait mes pas, effaçait, déjà, la distance que j'avais parcouru.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed autostart="false" height="40" loop="false" src="http://www.s333571819.onlinehome.us/s/d/s/d/n/blogpost1.mp3" width="300"/&gt;&lt;/embed&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-946597230052602905?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/946597230052602905/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=946597230052602905' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/946597230052602905'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/946597230052602905'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2011/02/nowhere.html' title='Nowhere.'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-176149507434837550</id><published>2009-08-03T13:14:00.003-04:00</published><updated>2009-08-03T13:17:32.659-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Déjà la lumière d'août, qui préfigure presque malgré elle les éclats de septembre, plus jaunes, plus inclinés. Le bleu du ciel, déjà, pourrait vouloir foncer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le bleu du matin d'hiver tout enfloconné me manque.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-176149507434837550?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/176149507434837550/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=176149507434837550' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/176149507434837550'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/176149507434837550'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2009/08/deja-la-lumiere-daout-qui-prefigure.html' title=''/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-8991532563099990125</id><published>2009-07-26T17:01:00.004-04:00</published><updated>2009-07-29T03:48:07.208-04:00</updated><title type='text'>Souder les foudres</title><content type='html'>Grande Allée un samedi matin. Ça boume encore sous le ciel d'étoiles fictives. Des corps en sueur, mi-nus sur le linoléum battu. Tes rayons s'expriment en faisceaux larges et tu trembles dans l'eau froide et la brise des haut-parleurs. J'ai la tête enserrée d'un ruban blanc, mon regard erre au ciel par-delà le manteau d'effroi lumineux. Des rigoles le long des plaines astrales; on n'imaginait pas tant de reliefs à l'exil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela baigne, cela nage. Chacun s'invente son propre bain de solitude. La ratine sur le lino, imbibée, vautrée dans le jus d'existence. Déchet. Rebut. Tu t'imprègnes de l'ère. Je me saoule à la honte maîtrisée. Nous battons le rythme en éclaboussures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De lin, de denim dévêtus; nous sommes tous de sombres orages silencieux. Les déjections tempêtent, burlesques. Coupez l'alimentation. Disjonctez les circuits, délabrez le décor, laissez la plaie suppurer; les pleurs rejoindre la sueur; l'eau-de-vie, la mort aux rats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous panserons demain Grande Allée, et mutilerons nos corps. La soudure éclatera, ce sera notre baume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;____&lt;br /&gt;encore un qui a l'air d'une scène de sexe. Mais non! refaites vos devoirs, c'est pas de ça que je cause!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-8991532563099990125?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/8991532563099990125/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=8991532563099990125' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/8991532563099990125'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/8991532563099990125'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2009/07/souder-les-foudres.html' title='Souder les foudres'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-4607712466326698419</id><published>2009-07-26T15:46:00.002-04:00</published><updated>2009-07-26T15:53:24.458-04:00</updated><title type='text'>Sans manifestation</title><content type='html'>Pleure, Wurlitzer!&lt;br /&gt;Pleure, tu n'en larmoieras guère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;____________&lt;br /&gt;Ha! Ha!&lt;br /&gt;C'est si niais que j'en pleure aussi!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-4607712466326698419?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/4607712466326698419/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=4607712466326698419' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/4607712466326698419'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/4607712466326698419'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2009/07/sans-manifestation.html' title='Sans manifestation'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-7274994697371598328</id><published>2009-07-26T15:15:00.002-04:00</published><updated>2009-07-29T03:45:57.394-04:00</updated><title type='text'>vingt-six zéro sept</title><content type='html'>un chapeau gris sur des rouages encrassés&lt;br /&gt;la terre vivote dans son aquarium&lt;br /&gt;Salinger nous économise&lt;br /&gt;on lui chante des odes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au gérondif, on croirait&lt;br /&gt;en balayant les nuages les regards la foule&lt;br /&gt;Un brouillard ne se dissipe jamais&lt;br /&gt;Cela me deut que cela me deule&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mars est en jupiter&lt;br /&gt;Je suis en calvaire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_______________&lt;br /&gt;nda: je le laisse parce que je ne peux m'empêcher de trouver ça drôle d'avoir écrit ça. Mais on dirait «je suis en calvaire» comme «je suis en colère», alors que c'est plutôt de la butte des crucifiés dont il est question. Quoi qu'il en soit, c'est un mauvais texte. Mais ça ne sera pas le dernier!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-7274994697371598328?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/7274994697371598328/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=7274994697371598328' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/7274994697371598328'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/7274994697371598328'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2009/07/vingt-six-zero-sept.html' title='vingt-six zéro sept'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-7487063948744668700</id><published>2009-07-23T15:38:00.002-04:00</published><updated>2009-07-23T15:44:33.056-04:00</updated><title type='text'>—   ··   —·—·       —   ··   —·—·   !</title><content type='html'>·—··   ·   ···       ·———   ———   ··—   ·—·   ···       ···   ———   —·   —       ·—··   ———   —·   ——·   ···&lt;br /&gt;···   ———   ··—   ···       ·—··   ·—       ·——·   ·—··   ··—   ··   ·&lt;br /&gt;·   —       —··   ·—   —·   ···        ·—··   ·   ···       —··   ·   —··   ·—   ·—··   ·   ···&lt;br /&gt;———   ··—       ·———     ·   ·—·   ·—·   ·       ···   ·—   —·   ···       —   ·—       ···—   ··   ·&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—···   ·—   —·   ——·   !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-7487063948744668700?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/7487063948744668700/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=7487063948744668700' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/7487063948744668700'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/7487063948744668700'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2009/07/blog-post.html' title='—   ··   —·—·       —   ··   —·—·   !'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-9318610200130106</id><published>2009-07-04T17:30:00.002-04:00</published><updated>2009-07-04T17:35:40.306-04:00</updated><title type='text'>Exit. 4</title><content type='html'>Tu sais pas&lt;br /&gt;L’irrésistible chaos&lt;br /&gt;L’univers clos qui nous sous-tend&lt;br /&gt;L’infinité de l’orient quand les samuraï dansent&lt;br /&gt;Autour du bûcher de Salem&lt;br /&gt;Et les patriotes qui frappent leur gong&lt;br /&gt;En traçant des hiéroglyphes&lt;br /&gt;Tu sais pas,&lt;br /&gt;tu sais rien de tout ça&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu sais pas&lt;br /&gt;Lorsque la casbah s’écroule&lt;br /&gt;Sur la tête des jésuites&lt;br /&gt;Qui nous menacent d’une vérité cuite&lt;br /&gt;Au bouillon sous la crémaillère&lt;br /&gt;Les couleurs de l’aurore boréale &lt;br /&gt;Sur le ciel d’ambre calcinée&lt;br /&gt;Tu sais pas,&lt;br /&gt;tu sais rien de tout ça&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu sais pas&lt;br /&gt;Les rigoles le long de tes propres omoplates&lt;br /&gt;Que font rougir les baisers désinventés&lt;br /&gt;Que j’exerce tous les soirs en rêvant de goulags&lt;br /&gt;Où me perdre avec toi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu sais pas&lt;br /&gt;Tu sais rien de tout ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wanna quit?&lt;br /&gt;C’est par là.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-9318610200130106?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/9318610200130106/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=9318610200130106' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/9318610200130106'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/9318610200130106'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2009/07/exit-4.html' title='Exit. 4'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-82965194292120083</id><published>2009-07-03T00:44:00.002-04:00</published><updated>2009-07-03T13:04:45.200-04:00</updated><title type='text'>Exit. 3</title><content type='html'>Tu sais pas&lt;br /&gt;Combien la douceur est abjecte&lt;br /&gt;Et la redondance de la luxure&lt;br /&gt;Et l’abondance que j’objecte&lt;br /&gt;Et les regards de l’usure&lt;br /&gt;Et la peau doucereuse qui s’éprend&lt;br /&gt;Et ton corps qui ruisselle&lt;br /&gt;Et ta paix, et ton doute de polichinelle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu sais pas l’ennui&lt;br /&gt;Du regard des épris&lt;br /&gt;Des hameçons que tu me harponnes dans la gueule&lt;br /&gt;En me faisant une fleur comme un bouffon ferait de ses caoutchoucs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu sais pas l’abandon&lt;br /&gt;Comme il me désole&lt;br /&gt;Comme la simplicité est mordante&lt;br /&gt;Chaque fois que tes yeux ne me percent pas&lt;br /&gt;Et que rien de toi ne me touche que ton sexe&lt;br /&gt;Et la pâmoison qui détrempe les draps,&lt;br /&gt;Les vicissitudes dans l’air où tu me crois vicieux&lt;br /&gt;Des éperviers revanchards&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu sais pas.&lt;br /&gt;Tu sais rien.&lt;br /&gt;Opiniâtre inculture&lt;br /&gt;T’as les yeux pleins&lt;br /&gt;Et moi le cœur vide&lt;br /&gt;Tu baves, tu craques, tu chancelles&lt;br /&gt;Et tu rigoles d’être belle&lt;br /&gt;Mais comme tu es laide au fond&lt;br /&gt;Là où l’on sombre si tôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu sais pas&lt;br /&gt;Tu sais rien de tout ça&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wanna quit?&lt;br /&gt;C'est par là.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-82965194292120083?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/82965194292120083/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=82965194292120083' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/82965194292120083'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/82965194292120083'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2009/07/exit-3.html' title='Exit. 3'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-6903516900675864957</id><published>2009-07-02T23:52:00.001-04:00</published><updated>2009-07-02T23:52:59.787-04:00</updated><title type='text'>Dansité</title><content type='html'>On dit que je suis dense. Moi je dis que je danse. L’un et l’autre sont faux. Si le rapport massique d’un être, ou de son propos, si seulement on savait bien le soupeser, entretient quelque corrélation avec la matière brute qu’il contient, si le mouvement d’un corps inerte dans l’espace est aucunement rattaché à l’expression, brute aussi, de cette matière; si, encore, la lettre – elle seule – qui distingue un concept d’une vie, un phénomène, d’une expression de vie, la contention, de l’incontinence, n’est en fait qu’un seul caractère, qui prétend à s’élever plutôt qu’à s’affaisser, rien ne nous autoriserait pour autant à en faire un critère discriminant, entre l’un, et l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lourd? Dense? De l’ordre de ce qui nous surprend quand nous essayons d’y prendre prise. Une caisse de livres. Une caisse vide. Un caisson. Une encavure. Une alcôve.  Un chien qui s’y réfugie. Un bouvier bernois, blessé. Qu’a-t-il? Je ne sais. Pas. Du sang. Du sang de chien, chaud, qui s’écoule, laissait une trace, sur le sol, à chaque pas qu’il a fait pour aller se recroqueviller, sans pleurnicher, dans un terrier inventé. Sang qui croûte sur son poil. Un peu de lui qui existera là, jusqu’à ce que la pluie le délave, là sur le sol qu’il a foulé. C’est une partie de son existence, qui s’étend, du lieu de la blessure jusqu’au nid de sa mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce ne sont pas tant d’indices de son passage, tant de salissures sur le monde aseptisé qu’il arpente, ce sont, chacune de ces souillures de sang, chaud, puis froid, ce sont des témoignages. C’est la matière dont il était constitué qu’il laisse derrière lui, qu’il répand sur le monde. Avant de s’en éclipser. On verrait, çà sur le trottoir, un rein, là devant une porte, une canine, ici, sur votre pied, son cœur, il en serait la même chose : un bouvier bernois qui meurt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une pièce de casse tête laissée à l’abandon sur le tapis, ou une autre pièce déchiquetée, retrouvée en poussière dans un cendrier, ça demeure un morceau manquant, une tuile arrachée, un pixel noir sur l’image.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au chien, dans l’alcôve, il manque des tuiles. Est-il moins canin tant qu’il n’en meurt pas? Et s’il crève au bout de son sang, on n’en dira pas moins de son cadavre que c’est un chien. Mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi je crois que l’on meurt peu à peu. Que l’on perd du sang, témoignage de chaque souffrance, tout au long de la vie. Que les pièces, une à une, sont perdues et nous demeurons des casse-têtes aussi longtemps que l’on reconnaît une image. Après quoi nous dirons « c’était un puzzle ».  De certains, un peu plus fortunés, « c’était un joli puzzle ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-- Un sale casse-tête, ce mec. Ça m’a pris des jours pour parvenir à le faire. Maintenant il est trop incomplet. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dense? Lourd? Ce qui contient beaucoup. Une image impressionniste, toujours, aux couleurs innombrables. L’impression d’un relief, et quelques faux-semblants. Le chien dans l’alcôve est-il mort? Le voit-on respirer, le perçoit-on remuer, de douleur, la queue, bouger une patte de derrière? L’entend-on râler, tandis que la mare de sang dans laquelle il baigne s’étend. Se densifie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inutile, désormais, de lui apporter quelque soin. Sans objet. Caduc. Un peu de tempérance, peut-être, pour alléger sa souffrance, un départ. Vainement. Toutefois nous pourrions, un court moment, ou pour des années, ou jamais, danser. Danser pour lui, danser pour nous. Tanguer sur la houle qui se forme à la surface d’un océan de sang noir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-6903516900675864957?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/6903516900675864957/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=6903516900675864957' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/6903516900675864957'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/6903516900675864957'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2009/07/dansite.html' title='Dansité'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-7680095630882160001</id><published>2009-06-29T21:32:00.002-04:00</published><updated>2009-06-29T21:33:48.407-04:00</updated><title type='text'>Bombs over a blue shelter</title><content type='html'>J’ai eu envie de t’écrire une longue lettre pathétique. Ce sera la seule. Parce que les motifs de le faire ne sont pas illimités, parce que tes raisons de la lire, elles, le seront, et ton envie de lire ira décroissant.  La lecture ira s’accélérant, et tu perdras l’essence  du propos. Tu chercheras la signification profonde trop profondément, et capteras les évidences trop superficiellement. C’est normal. J’ai déjà écrit avant, mais surtout j’ai déjà lu, suffisamment de ces écurages de vieilles veines. Pour savoir.&lt;br /&gt;Pour savoir que les grands ménages font toujours ressurgir la vieille poussière, qu’il ne vaut rien mieux récurer que pour trouver plus crasse qu’on ne savait exister, et j’ai en horreur l’humiliation de l’habitation/la maison/chez soi/dedans/son intérieur malpropre. Alors on n’invite qu’une seule fois les gens et on les invite à garder leurs chaussures par surcroit. Qu’ils souillent à leur aise et à leur convenance, eux ne reviendront pas en ces lieux. N’est-ce pas s’éviter le risque qu’ils perçoivent une fois prochaine. Cette boue qu’ils avaient laissée là, malencontreusement. Près du pot à parapluies. Là où toi moi d’autres qu’importe oublions toujours de nettoyer. Alors la prochaine fois, tu ne verras que le paillasson. Cette lettre est unique.&lt;br /&gt;Pourquoi seulement est-elle?&lt;br /&gt;Va savoir ce qui se tramait chez les ancestraux, toi. S’il « bâtit des villes »,  l’homme n’avait – naïve jeunesse! – pas dans l’esprit que de faire la guerre. Ni, je crois, ni que d’y pallier; nous savons ce qu’il en est de sa sociabilité, celle-là qu’il invente et désinvente à chaque étrange qui sonne la cloche au portillon de la cité.&lt;br /&gt;La maison, la cité, l’Abitation de Jacques, ce sont tous les mêmes intérieurs, tous les mêmes espaces privés où l’on entre sans se déchausser. Le contact de la plante du pied aux sols prochains peut être immonde. Gardons une petite gêne.&lt;br /&gt;Pourtant, dis-moi, quand saurions-nous prévenir de nous immiscer dans ces villas, ces taudis, quand tolérerions-nous de ne pas nous vouloir hôte des grands voyageurs? Tu as parcouru plus de Terre que moi; les portes ouvertes ne sont-elles pas plus fréquentes que les portes fermées? Qui, et pour quelles raisons, t’aurait refusé l’hospitalité à Reykjavík ou à Xian Shan? Même les grandes barricades ont eu des portes ornementées, où se tenait un huissier, une sœur portière, disposés dans l’attente de visiteurs. L’huis clos est une vue de l’esprit existentialiste, rarement une vérité.&lt;br /&gt;La vérité, ce serait sans doute plutôt que nous disposons des portes pour qu’elles soient franchies, que nous érigeons des murs pour qu’ils soient mitoyens, que nous perçons des fenêtres pour qu’elles aient vis-à-vis et pour limiter les jours de souffrance.&lt;br /&gt;Tu peux croire en cette lettre comme un indice de grégarité, une porte entrouverte sur un abri de fortune. C’est une jolie bâche bleue piquée aux quatre coins sur des poutres hasardeuses, exposant tout aux grands vents comme à la brise doucereuse de juin, et la pluie ruisselle aujourd’hui le long des câbles d’arrimage. Difficile de décider ce qu’est la porte, ce que sont les ouvertures, pourtant j’ai balayé la terre battue…&lt;br /&gt;Je ne connais pas ta demeure. Toutefois j’ai rencontré au hasard des balcons un architecte de ton trouble. Nos pénates présentent ces jours-ci quelque similarité. Rien n’est plus commun, pourras-tu dire, qu’un toit qui coule. Suffirait d’enserrer la scène dans des manteaux d’Arlequin, que rien n’y paraisse.&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;Je t’entends d’ici, et je projette le regard. « Câline, y’est ben intense, lui! » Je souris de cela. Je choisis le camp du divertissement, là où les funambules ne font que filer sans jamais proposer de tension au public. De tendue, n’y a que la longue corde sous leurs pieds, qui les mènera d’une tourelle à une autre, d’un coin du chapiteau, à un autre, parce que c’est ainsi que le spectacle est orchestré. Ce sont les Shriners sans lions, Eloize sans Finzi Pasca, du Soleil sans génie, sans eau et sans SSI.&lt;br /&gt;Donc je souris du regard que je t’imagine. Il faut savoir ranger les Polichinelle et autres virulents Guignol, ne pas toujours doubler l’ironie du hasard de l’ire honnie des hommes. Moi qui rêvais d’être Lélio, le beau niais amoureux, subtilement drôle et délicatement colérique ; s’il faut encore que je me rebiffe de ne l’être pas, n’insistons pas sur le fait qu’il a l’Isabella pour amoureuse.&lt;br /&gt;Cette tradition, c’est d’une amertume sans borne, de quoi se lancer en bas des planches, pourfendre les rieurs agglutinés, les pourfendre collectivement aussi bien qu’individuellement. Parce qu’on les honnit qu’on les exècre qu’ils nous font la vie dure, et qu’il y a des écrans partout, pour nous relancer au visage l’image du rire, en surimpression sur les rushs pour vrai, sincères, honnêtes, mieux joués, des acteurs de soutien. Les reportages montrent toujours les rieurs plus longtemps que les marionnettes. On préfère la réaction à l’action.&lt;br /&gt;Heureusement les ficelles, la croix, les marionnettistes ou le directeur qui nous soumettent. Heureusement le rideau, et tout ce code avec les parisiennes et le cyclorama.  De quoi encadrer l’action. &lt;br /&gt;Heureusement, en toute chose, les limites, celles qu’on sait franchir, celles qu’on ne peut. Il y a des lointains qu’on ne sait pouvoir outrepasser, et l’on sait enfreindre quelque foi le cas échéant. Il faut savoir quand l’action devient plus immense qu’elle-même.&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;Je me suis entendu hors-champ ces derniers jours. Et des échos de toi. Ta voix contre les murs des autres, parce que je suis à horizon ouvert, sous la bâche. Retentissements de petites maladies mentales qui happent la théière, la font vibrer, et les ronds dans l’eau. Ciel et nuages qui y flottent, vent froid, vent chaud. Les voisins de couverture mexicaine qui papotent Star Ac’ sur le bord de l’étang factice. &lt;br /&gt;Ha! Voilà : on s’en fiche. S’en fout. C’est de l’halluciné. Relève du halo de lumière que provoque un projecteur à contre-jour. Aveuglés, nous voyons bien ce que nous voulons. Ou rien, et c’est du pareil au même.&lt;br /&gt;Ça n’empêche pas de cligner des yeux, de plisser le front, de détourner le regard, d’être surpris, pincé, d’être sensible au cinérama de l’esprit. Tout bouge, tout le temps, trop vite ou trop peu. Que les larmes pour se mouvoir hors du temps, parce qu’elles creusent des sillons, sur lesquels on bâtit des ponts. Parfois.&lt;br /&gt;Attends! je ne suis aucun apôtre de la fraternité dans la déception. Je te dis fantoches et chapiteaux, comme on demande « ça va? » une première fois. C’est purement phatique. Pour ça que je demande toujours deux fois. Savoir les murs des autres, savoir naviguer entre et au travers d’eux.&lt;br /&gt;N’est pas faux de dire que je suis sans cloisons, sans murs. Malgré ce que tu crois, malgré ce que tout le monde croit. Mais le périmètre de la toile bleue est un no trespassing border. Au-delà, ce serait le no man’s land. Mais combien de plans d’architecture as-tu vu entièrement respectés? Et les plans d’urbanisme, à la guerre?&lt;br /&gt;Quand les lieux connus explosent, qu’on tire à bout portant sur les installations bringuebalantes temporaires que nous avons nous-mêmes érigées, parce qu’elles ne conviennent plus, qu’elles sont occupées par la mauvaise personne.&lt;br /&gt;Les populations envahies se dérobent, se désistent, disparaissent. Ce n’est pas exactement capituler. Aucune arme n’est posée au sol sous un linceul récupéré pour en faire un drapeau, blanc. Ceux-là sont toujours des drapeaux entachés, de toute manière. Non, c’est plutôt s’éloigner, occuper un autre quartier de la ville, dont les fenêtres ne sont pas toutes éclatées encore, où il reste des édifices, où le béton n’est pas tout fissuré, où les linteaux indiquent encore qu’il y a peu prenait vie le quotidien de citoyens ordinaires.&lt;br /&gt;Et de là, lancer des grenades. Sauter les camps de fortune précédents. Dérober à cette famille leur mère. À ce régiment leur régent. Maraudeur de bas niveau qui lutte pour survivre.&lt;br /&gt;Il n’y a pas de plan qui vaille dans ces circonstances, bien qu’on essaie.&lt;br /&gt;Il suffisait de voir qu’on avait prévu un no man’s land. Que le camp de fortune était peut-être un slum à lui seul. À moi seul. Me suis poussé, lorsqu’on a voulu m’y joindre.&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;As-tu vu ma nouvelle demeure, Florence? Toute de pierres à l’extérieur. C’est grand, c’est beau. Y’a pas l’électricité, mais on fait avec. Je sais, je sais, la guerre n’est pas terminée. Je vais attendre avant de changer les carreaux brisés, devant.&lt;br /&gt;Tu as vu, sur le linteau? C’était une bibliothèque, avant. J’ai mis beaucoup de livres dans le hall du rez-de-chaussée. Je voulais disposer d’un peu plus d’espace… habitable, disons. Mais en haut, je n’ai touché à rien. Les rayons sont là. Le soir, je lis Marguerite. Son mari a eu beau être un con, elle, je l’aime bien. Ou des trucs plus récents. Ça ne fait vraisemblablement pas si longtemps que les bibliothécaires se sont poussés. Quand même, ils sont partis avant que je n’arrive. C’est-à-dire que… enfin… J’étais là, mais ils ne savaient pas véritablement.&lt;br /&gt;Je sais, ce n’est pas exactement chez moi. Pas exactement accueillant non plus. Mais ça nous change de la bâche bleue. Un peu de brise qui filtre, mais c’est quand même moins exposé. Je l’ai gardée, tu sais. La bâche. Elle est pliée dans la petite voûte, derrière. On ne se sépare pas si facilement des artéfacts de la guerre.&lt;br /&gt;Je ne sais pas si ça finira un jour. Quand c’est trop lourd, j’essaie de me remémorer le cirque. Avec un peu d’imagination, les bombes rappellent le gong et la pyrotechnie. &lt;br /&gt;Tu veux un thé?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-7680095630882160001?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/7680095630882160001/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=7680095630882160001' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/7680095630882160001'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/7680095630882160001'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2009/06/bombs-over-blue-shelter.html' title='Bombs over a blue shelter'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-7471692959976499769</id><published>2009-06-15T04:27:00.002-04:00</published><updated>2009-06-15T04:36:02.337-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Les étoiles s'alignent peu souvent, quoi qu'on en dira. Le temps fait-il bien les choses, qu'il les défera aussitôt et qu'il faudra encore accepter qu'il en soit ainsi (amen) bien que cela fut souffrant. Qu'y a-t-il à faire de la douleur et de l'exécration? Qu'y a-t-il encore à faire de l'adversité, de la fraternité ternie ou de l'amour désolé?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps fait les choses, à ce que l'on dit, et Florence n'y sera jamais pour rien. Elle parcourt la vie aujourd'hui, comme je parcours les rues à faire la bise à des inconnus, et regretterai de n'avoir pas, sur mes joues, la trace féconde de ses lèvres ou de sa joue, car Florence est libre, d'une liberté légère et délicate, d'une assurance, pourtant, forte et de conséquence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme j'aimerais avoir maintenant le courage de la côtoyer, la force douce, et la tranquille conscience de dérober au désespoir un seul regard empreint du désir le plus subtil qui soit, de la seule envie que nous partagions....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... une vulgaire poutine avec ou sans sauce.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-7471692959976499769?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/7471692959976499769/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=7471692959976499769' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/7471692959976499769'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/7471692959976499769'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2009/06/les-etoiles-salignent-peu-souvent-quoi.html' title=''/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-8912914246662550882</id><published>2009-06-09T01:43:00.005-04:00</published><updated>2009-07-03T13:28:56.756-04:00</updated><title type='text'>Florence et la neige? Mnémonique, premier essai.</title><content type='html'>trois ans de désertion. trois années de rumeurs. tergiversations infécondes. ce soir, cette nuit, maintenant. je me retrouve. j'emmerde à nouveau l'amour. j'aime encore la douleur. il y a encore à dire. il y a encore à apprendre à dire. il y a trop à vivre comme hier. seulement il y a presque trop vécu déjà. cinq ans depuis le départ. quatre année faite depuis l'autre départ. le poids du temps. je n'aime toujours pas les vieilles personnes tristes. je sais maintenant pourquoi. Cela suffit à faire de moi une vieille personne triste. n'eut été de cette connaissance, je serais encore un adolescent, peut-être. sans doute. on ne se sait jamais vraiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a trois ans, j'écoutais la même musique que j'écoute à l'instant. Le hasard l'a peut-être voulu, ou c'est peut-être moi qui l'ai souhaité, voire organisé. on ne se sait jamais précisément. De même, cet air populaire qui me file au creux du conduit auditif : je doute que je l'entende différemment d'il y a trois quatre cinq ans. Toutes ces années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je revois pourtant le soleil du petit matin, chaud. Le mois de septembre. Dans la cuisine flottent des nuées d'une chaleur de hangover, alors que j'étais pourtant à jeun jusque là. il est à peine sept heures quinze ou quelque chose de similaire. les fenêtres coulissantes sont ouvertes. À cette époque, Florence et moi n'avons peint des rayures -- différents ton de turquoise-opale-bleu-vert -- que sur un mur. Ma nouvelle cafetière est programmable. Je peux préparer le café le soir, et il me la coule douce au matin. Je bois toujours le précieux liquide chaud dans les tasses multicolores que m'a données grand-maman. Je dis multicolores, mais elles sont loin d'une séquence arc-en-ciel. Rouge, bleu, brun, orange, vert, et une autre teinte de bleu. Quelque chose comme ça. J'ai les assiettes assorties.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le matin de soleil orangé, même si les matins sont salement engourdis, j'adore m'installer à la table de la cuisine, que j'ai bricolée moi-même, et regarder la vie commencer d'exister derrière les stores en bambou roulés. J'éprouve étrangement moins de plaisir aujourd'hui à voir le monde commencer de s'éveiller. Peut-être c'est un peu plus d'indifférence. Peut-être c'est la trace du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme quand, quelques mois plus tard, ça ne me faisait plus rien. Tout ça. La vie. La politique. La communication. Ce sur quoi j'avais misé jusque là, et qui me permettait de croire à la vie. Un jour, ça n'a plus voulu rien dire. J'avais commencé à mettre davantage de rayures sur les murs de la cuisine. Florence avait même eu peur de mon sale caractère, un jour où j'enduisais les longs corridors verticaux formés de ruban-cache de peinture vert-bleu-opale-turquoise-grisâtre. J'avais commencé d'être élimé. Rongé par le temps. Par ma propre petite vie de merde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvenir d'un début de soirée. les lampes sont allumées devant les stores de bambou roulés. On avait mis deux petites lampes qui provenaient de chez IKEA. une devant chacune des fenêtres. Ça donnait du style. L'éclairage était au tungstène, très très doux. Derrière, la neige tombait. La chaleur fuyait la cuisine par les fenêtres grand ouvertes. Et elle était immédiatement remplacée par une chaleur toute neuve que produisaient les radiateurs fous de notre grand appartement, à Florence et à moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous y habitions en colocataires, même si on couchait fréquemment ensemble. Je faisais semblant de ne pas l'aimer alors que j'en étais follement amoureux. Follement, c'est le mot : elle me rendait complètement fou. Elle s'agrippait à vous comme un lierre à une roche. Ou pire encore. Elle voulait qu'on l'aime. Trop. Et j'étais jeune. Et j'étais niais. Et j'avais peur. Mais ce dernier point n'a pas changé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aimais faire l'amour avec elle. Florence dégageait une énergie similaire à celle des radiateurs. Constamment régénérée. Il fallait décidément ouvrir les fenêtres. Celles de sa chambre étaient entrouvertes. Les miennes, au maximum. Faut y voir un extrémisme de ma part. Ou reconnaître qu'elle était frileuse. À bien des égards, d'ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain d'un de nos ébats, qui avaient tous en commun de n'en plus finir, bien qu'ils fussent somme toutes un peu rares, je fixais les lampes IKEA devant les stores en bambou roulés, signés IKEA également. la neige, dehors. De gros flocons tombaient entre nos fenêtres et les réverbères qui projetaient une lumière plus orangée que le soleil encore. Étrangement, je ne sais plus si de la musique jouait. Il y avait souvent de la musique, dans notre appartement. Souvent une musique douce, et chaleureuse. Conjuguée à la chaleur également douce des pièces, aux couleurs suaves des murs, pour autant que des couleurs puissent être suaves, à la richesse des meubles antiques, à notre envie commune de tout prendre de la vie, nos musiques contribuaient à nous donner l'impression d'être deux merveilleux bourgeois installés là pour une vie de délices, dans un décor à la juste hauteur de nos espoirs tout jeunes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est depuis ce soir, précisément, je crois, que je ne peux plus voir tomber de gros flocons au crépuscule, sans un pincement dans l'abdomen. sans un vide qui se forme en moi, sous la peau, la cage thoracique, le peu de muscles qui s'entremêlent à tout cela et sans doute quelques litres de sang... et je me demande chaque fois quel organe parmi cet enchevêtrement de fibres humaines se serre quand je vois des putains de flocons de neige.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Florence n'est pas rentrée, ce soir là. Nous avions baisé comme des dieux, la veille. Ou peut-être je n'en avais que rêvé. À cette époque là, je savais encore avoir chaud. C'est quand même amusant, parce qu'on dirait que j'ai oublié comment faire, maintenant. Aujourd'hui, il faut un peu de whisky. Ou de ce qu'il y a comme spécial au Verre du coin. Il fait toujours froid à notre époque. C'est ce que devait nous apporter le vingt-et-unième siècle, mais nous n'en avions pas encore véritablement pris conscience. Ou peut-être encore est-ce parce que les corps et les radiateurs s'épuisent à force de produire de la chaleur. Quoi qu'il en soit... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais longuement observé la scène de l'autre bout de notre petite cuisine. Je veux dire, la fenêtre, la neige, et la lumière qui s'y mêlait. Il y a de ces moments où l'on se sent exister, en même temps que le monde s'écroule sans qu'on ne le sache précisément. Mais on s'en doute. Il n'y a pas besoin de voir la neige s'accumuler au sol pour savoir que la rue Linton se drape d'une couverture orangée de lumière et de neige. Il n'y a pas besoin de voir le vit entrer dans Florence pour pressentir que l'amour tire à sa fin. Il est indifférent de savoir que Jérôme ou Maxime ou Nicolas s'enfonce dans mon amour pour rester là à regarder une pièce en sachant que quelque chose en moi se rompt, en elle, se rompt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais mis mon vieux manteau noir, celui avec les poches surpiquées, et très usées. je n'avais pas de baladeur, à l'époque; la musique était réservée à la chaleur de notre logis. Du moins, c'est ce que je croyais. J’avais enfilé cette espèce de redingote bizarre et j’étais sorti parmi les flocons virevoltant. Sous le prétexte de me rendre au supermarché, j’imagine. J’ai souvenir d’avoir pris tous les détours imaginables pour ne pas rentrer. Sachets de plastique aux mains gercées par le froid, le vent, la neige qui fondait sur mes doigts qui se meurtrissaient. J’ai la peau sensible et mes jointures craquent au froid. Littéralement. Les petits sillons qui se forment entre les pores de peau sont toujours croûtés de sang sur la surface extérieure de mes mains. Apparemment, il faudrait que je voie un dermatologue pour ça. C’est ce qu’on me dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque j’étais rentré, transi, gercé, engourdi par le froid du soir, mouillé par la neige qui m’avait fondu dessus, Florence écoutait Sinatra. Strangers in the night. Assise au salon. Un cœur de poire sur le verre de la table du salon. Elle avait la sale habitude de laisser traîner des cœurs de fruits partout. Et ça laissait des cernes, ça collait. L’hiver, les radiateurs et leurs radiations s’occupaient de sécher tout ça. L’été, quand c’était le moindrement humide, ça puait la putréfaction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il devait bien être vingt-trois heures. Le voisin du dessous n’allait pas tarder à monter en titubant pour nous dire de baisser la musique, après avoir administré à son plafond de grands coups de balai. Il était très friand de cette petite routine que nous avions, lui et nous. Je crois que ça l’occupait bien, au fond, de venir nous dire qu’il essayait de dormir, lui dont le téléviseur projetait toujours sur les toiles des fenêtres sa lumière bleuâtre jusqu’aux petites heures du matin, et que nous entendions ronfler jusqu’à midi tous les jours. Ça devait le réconforter d’avoir quelqu’un à engueuler à sa convenance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai appuyé sur le bouton d’arrêt de la platine. Florence m’a dit d’un ton empreint d’une fierté calme, d’une satisfaction pleine, qu’elle était heureuse. « Je suis heureuse, elle m’a dit, j’ai fait quelque chose aujourd’hui que je voulais faire depuis longtemps ». Elle avait, d’aussi loin que je la connaissais, toujours eu cette propension à formuler des phrases d’un construit impeccable, et à les prononcer d’une manière tout aussi impeccable, en n’omettant aucune syllabe. Elle était assez formidable. Entre autre parce qu’elle intercalait souvent entre les noms et les subordonnées relatives plein d’adverbes, voire de verbes. C’est d’elle qui le faisait à répétition que j’ai moi-même pris cette tournure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me devais forcément être heureux pour elle, car c’était une loi tacite entre nous que nous devions être heureux l’un pour l’autre. Elle m’aurait blâmé du contraire, et je lui pardonnais cette façon d’être qui peut parfois devenir irritante, je ne le nie pas. Plus maintenant. « Je suis heureuse, Jean-Philippe, parce que j’ai connu quelque chose de nouveau. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un plus un, fait deux. Je l’ai regardée, désemparé. J’aurais aimé lui hurler au visage qu’elle n’avait pas le droit. Que j’étais là pour elle. J’étais fixé sur place, debout au centre du salon. Mes yeux étaient rivés sur son épaule gauche, qu’elle avait la manie de relever presque à la hauteur de son oreille. En fait, elle était toujours assise dans de drôles de positions, qui permettaient ce genre de posture relativement étrange. Je n’ai rien répondu. Elle a continué, mais je ne sais plus ce qu’elle a dit. Je ne sais plus si, à ce moment, je l’écoutais encore. J’ai remarqué une tache sur le bras gauche du divan, juste sous son bras à elle. Puis j’ai fixé le vide, ou quelque chose qui se situait à proximité de l’immense vide qu’elle avait créé remarquablement vite entre nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Florence n’était plus à moi, si peu l’eut-elle été jusque là. Elle n’avait connu, avant moi, aucun homme. Des garçons, certes. De ceux qui embrassent en enfonçant la langue et en la tournant dans la bouche des filles, davantage pour cause d’une foi infinie en ce que disaient les magazines pour ados que par réel plaisir. De ceux qui encore empoignent un sein naissant avec la vigueur d’un bambin qui enfonce une main dans son gâteau d’anniversaire, en croyant faire naître de leur geste le désir de la femme en devenir qu’ils triturent ainsi. De ceux-là, elle en avait bien connu trois ou quatre. (Et je passe outre ses expériences plus signifiantes qui n’avaient pas tout à fait été réalisées avec des mâles…) Mais d’hommes, jamais. Je ne me compte pas dans l’équation, ici, car malgré tout l’amour que nous nous étions porté jusque là, et en dépit de mes rêves érotiques éveillés, et des siens, et malgré même que j’aie pu moi-même maladroitement enfoncer ma main dans le gâteau d’anniversaire, sous le couvert de mon inattention ou le prétexte de vouloir attraper une étoile d’anis qui volait du mortier, notre relation était assez platonique. Jamais rien entre nous n’avait été explicitement sexuel, pas même un baiser. Nous avions, par pudeur peut-être, préféré nous en tenir à la frontière des états. Faire l'amour, baiser, ça voulait dire autre chose, pour nous. Je ne sais pas exactement quoi. Peut-être ne sait-on jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela ne m’empêchait pas de considérer comme une haute trahison le nouvel état du monde, tel qu’elle l’avait redéfini ce soir là, tandis que je regardais le ciel de la rue Linton décharger son balcon des flocons de neige qui l’engorgeaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis assis près d’elle. Contre elle. Je me suis dit qu’il faudrait housser le divan blanc, maintenant qu’il était taché sur le bras gauche. J’ai, pour la première fois de ma vie, posé ma main sur sa cuisse, trop haut sur sa cuisse. Elle m’a regardé, m’a souri délicatement, ses yeux reflétant la lumière de la lampe en forme de bouquet de fleur posé sur une table à l’autre bout de la pièce – ou cette lumière émanait-elle de son propre corps ? – et m’a souhaité une belle nuit. Elle s’est levée, puis s’est dirigée vers sa chambre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec le recul, je sais aujourd’hui que c’est seulement ce soir-là que se justifiait réellement la folle dépense que représentait la location d’un quatre pièces. Nous avions dormi dans le même lit la majorité du temps. Elle avait l’habitude, que j’ai même parfois jugée fâcheuse, de venir se vautrer dans mon lit au moment où je cherchais le sommeil, presque tous les soirs. Or, était-ce cette neige de novembre ? il me paraissait maintenant légitime qu’elle ait son espace et moi le mien. Légitime et impératif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a dû s’endormir en douceur. Quant à moi, j’ai pleuré et convulsionné, jusqu’aux petites heures. Ce ne furent pourtant pas des larmes frivoles, de celles qui coulent comme les rapides d’une rivière à la crue du printemps, ni de celles qu’on arrache une à une lorsque la douleur est pressante, mais réfrénée. Mes larmes étaient lourdes, et coulaient une à une, lentement. Elles laissaient sur ma peau une trace chaude, comme lorsque l’on glisse la lame d’un couteau sur le revers de la main, comme lorsque la première goutte de sang s’extrait du sillon ainsi formé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis mon corps semblait être pris d’un venin inconnu, et s’agitait en spasmes lents, frissons électriques et brûlants. La désorganisation de mes membres agités doucement n’avait d’égal que l’écroulement trop lent de mon univers. Le repli des étoiles se compte en million d’années. J’étais alourdi par ma colère. La tristesse seule aurait éclaté, se serait fracassée sur les murs dans un grand bruit de verre brisé, puis je me serais assoupi. Mêlée à la colère, cette tristesse devenait presque langoureuse. J’ai su immédiatement que je connaîtrais peu de ces douleurs dans ma vie. Ce serait désormais une expérience passée, signe que l’on vieillit. Signe que l’inconnu diminuait tout au long de la vie, au profit du connu, et que tout ce que je vivrais désormais n’aurait rien de commun avec cela.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-8912914246662550882?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/8912914246662550882/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=8912914246662550882' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/8912914246662550882'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/8912914246662550882'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2009/06/trois-ans-de-desertion.html' title='Florence et la neige? Mnémonique, premier essai.'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-3873095374766171127</id><published>2009-06-09T00:47:00.003-04:00</published><updated>2009-06-09T01:25:32.445-04:00</updated><title type='text'>Prémisses disgracieuses</title><content type='html'>la nostalgie est un poignard, vous fend de bas en haut, sur le rythme d'une vieille&lt;br /&gt;chanson brûlée. morte. décapée. comme les portes de la jeunesse, avant le vermeil&lt;br /&gt;qu'on y étendit, plus pâle que le sang, pour faire plus vrai, pour vivre en éveil&lt;br /&gt;et se faire invitant, pour les années, les ennemis, et les coups de poignard en veille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la chair cède doucement sous le fer acéré&lt;br /&gt;tissus discontinus et fibres rompues&lt;br /&gt;regard hagard et vestiges fustigés&lt;br /&gt;un réseau d'élastiques tendus&lt;br /&gt;tranché retranché à chaque avancée&lt;br /&gt;le froid du fer refroidi par la fièvre&lt;br /&gt;et l'absolu et l'adhésion du fiel&lt;br /&gt;au couteau sans trêve ni trépas&lt;br /&gt;que d'abjectes infractions insinuées&lt;br /&gt;dans le thorax du lendemain qui n'est pas&lt;br /&gt;de ses douces mains de verre embué&lt;br /&gt;sous la loupe de glace que tend l'horloger&lt;br /&gt;le vermillon liquide se récolte à l'augée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;complet tendu étendu ouvert disposé réceptacle hôte auberge accueillant &lt;br /&gt;Le matin resplendira la peau des endeuillés les restes seront gommés,&lt;br /&gt;non sequitur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-3873095374766171127?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/3873095374766171127/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=3873095374766171127' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/3873095374766171127'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/3873095374766171127'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2009/06/premisses-disgracieuses.html' title='Prémisses disgracieuses'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-7932673135155972063</id><published>2009-03-29T12:29:00.002-04:00</published><updated>2009-03-29T13:03:03.736-04:00</updated><title type='text'>Mouvements d'atômes</title><content type='html'>Déferlante d'ambitions mouvantes&lt;br /&gt;ondoyantes&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;odorantes&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;le varech&lt;br /&gt;l'air salin du bord du fleuve&lt;br /&gt;   au raz la mer, là-bas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ils émettent en onde&lt;br /&gt;pulsions, résidus cynétiques&lt;br /&gt;goutte à goutte, atôme à atôme&lt;br /&gt;selon la sinueuse jusqu'à ma proue&lt;br /&gt;jusqu'à ma figure.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Crachat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Torrents de boues&lt;br /&gt;descendent du Mont&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;comme on limone les fonds&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;comme on érode une côte&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;comme on arraisonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma galère est harnachée&lt;br /&gt;escortés, nous irons à l'autre rive&lt;br /&gt;par les continents de bitume&lt;br /&gt;de boue&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;d'eau&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;de sable&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Restes d'une plage où nous échouâmes&lt;br /&gt;et les paquebots aujourd'hui&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;comme une volée d'outardes&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;comme une meute d'acier&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;comme un troupeau mécanique&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;sillonnent ma terre ferme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mont-Royal me pointe au visage ses atômes crochis,&lt;br /&gt;ses effluves de mer, son air qui croûte la peau...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici aussi, les pêcheries s'instituent un ministère.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-7932673135155972063?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/7932673135155972063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=7932673135155972063' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/7932673135155972063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/7932673135155972063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2009/03/mouvements-datomes.html' title='Mouvements d&apos;atômes'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-6525891499788706550</id><published>2009-03-22T23:11:00.002-04:00</published><updated>2009-03-22T23:35:41.571-04:00</updated><title type='text'>projeter sur elle</title><content type='html'>Les douleurs éphémères s'éphémérident,&lt;br /&gt;s'alignent, à la pointe du fusil des jours courant&lt;br /&gt;à la queue leu leu devant les rides&lt;br /&gt;de la jeunesse qui brave, brave ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coeur tatoué me défonce le crâne de l'intérieur&lt;br /&gt;Avec ses rythmes d'enfant charmante&lt;br /&gt;Me blesse, me blesse, en rimes et turpitudes malotruses&lt;br /&gt;Elle se prend pour qui porcelette jaune rose vert&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se prend pour qui la déesse de la puérilité livresque?&lt;br /&gt;Elle se prend pour qui la sale prononceuse de vils discours vains et légers?&lt;br /&gt;Elle se prend pour qui, elle se prend pour qui, elle se prend pour qui, elle se prend pour qui, elle se prend pour qui?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans mot. Elle danse dans sa grosse boite et les petites notes de toutes les couleurs dansent autour d'elle, sur fond blanc immaculé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie c'est salissant,&lt;br /&gt;et c'est pas qu'à cause du chauffage.&lt;br /&gt;Apprends, apprends. Marque toi au fer rouge, pas à la craie. La marelle est terminée. Tu es au ciel, maintenant redescends.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie c'est salissant&lt;br /&gt;Surtout parce qu'elle échaffaude&lt;br /&gt;pour se sortir du fond&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le fond c'est salissant&lt;br /&gt;Parce que les mots sont sales, parce qu'avec eux qui s'extirpent avec peine de mes voies respiratoires renâclant le mucus, parce que les mots sont enduits, enrobés des déjections de bactéries qui m'habitent la tranchée, guerre de trachée, guerre de soldats, mouille mouille les mots de boue organique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le fond c'est salissant, parce que tu es laide et prétends à la beauté. Parce que tu es vile et me touche. Dans le fond c'est salissant, parce qu'à te côtoyer je deviens quelconque et qu'à t'aimer, tu deviens quelqu'un. Mais je te hais je te hais je te hais hardie dilettante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu me pues au nez. Tu pues à mon nez, pue pue, jeunesse libre. Tu vagabondes dans tes effluves florales trop piquantes pour ta petitesse. Pue, sale, pue, tu te parfumes à l'inodore, tu t'estompe tous les matins en t'aspergeant de perfection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tu es laide. Laide comme les rideaux de chez Gaston, qui sont de bon goût, mais sans ambition. Tu es laide avec ton regard plein. Tes joues qu'on baise tendrement parce qu'elles l'inspirent, grasses et douces, ton genou qui se plie et se replie dans une grossière exhibition sous-cutanée de tendons et de rotules. Tu es laide. Tu es laide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu ne m'inspires que dégoût. Viens je te prendrai contre moi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-6525891499788706550?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/6525891499788706550/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=6525891499788706550' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/6525891499788706550'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/6525891499788706550'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2009/03/projeter-sur-elle.html' title='projeter sur elle'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-3402314447687730306</id><published>2008-10-24T00:58:00.002-04:00</published><updated>2008-10-24T01:16:33.494-04:00</updated><title type='text'>Le tour</title><content type='html'>Peut-être a-t-on fait le tour. Circonscrit le sens de tout ceci. Sans doute, on avance. Sans espoir, avec juste ce qu'il faut de confiance pour croire qu'il n'y a pas de murs insurmontables devant soi. De part et d'autre de chacun d'eux, un escalier de ciment se dessine dans une alcôve. Nul ne saura où ils mènent, et surtout s'ils mènent au même endroit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous en choisirons un, de droite, de gauche, l'escaladerons, à chaque pas correspondant un battement de coeur, de ceux qui nous font frémir toute la cage thoracique, à chaque marche, une répercussion sur les tempes, et la chaleur au visage, qui s'enfle sous l'effort et la rougeur. Le vide, qui siffle au tympan. Le froid contre les joues, flagelle la peau, laminairement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'air brumeux du matin de l'automne tardif, baigné de la lumière bleuâtre du petit jour, perçant au travers de quelques flocons écartés de leur tempête, j'irai,&lt;br /&gt;droit devant,&lt;br /&gt;vers un de ces murs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prendrai à gauche,&lt;br /&gt;ou à droite selon l'humeur du moment,&lt;br /&gt;et le sourire que j'apercevrai, à droite, à gauche, je gravirai les marches,&lt;br /&gt;mon Kilimandjaro à moi,&lt;br /&gt;ma cause ne soulèvera pas d'engouement, je m'engouffrerai derrière le muret&lt;br /&gt;de béton,&lt;br /&gt;je ferai l'ascensscssion, longue, dans la noirceur du petit jour qui n'a pas encore su&lt;br /&gt;gagner&lt;br /&gt;ce qu'il faut de conviction&lt;br /&gt;pour illuminer la voie couverte&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;je monterai les marches, celles du bord de la route, là,&lt;br /&gt;dans cette grotte construite par l'homme, par science et technique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;j'irai....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De moi ou du décor, je ne sais rien de ce qu'il adviendra.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-3402314447687730306?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/3402314447687730306/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=3402314447687730306' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/3402314447687730306'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/3402314447687730306'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2008/10/le-tour.html' title='Le tour'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-116909093733332637</id><published>2007-01-17T22:28:00.000-05:00</published><updated>2007-01-17T22:28:57.350-05:00</updated><title type='text'>haïku</title><content type='html'>tu marches&lt;br /&gt;dans des chemins de rêves&lt;br /&gt;envolés&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-116909093733332637?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/116909093733332637/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=116909093733332637' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/116909093733332637'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/116909093733332637'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2007/01/haku.html' title='haïku'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-116105834100714016</id><published>2006-10-17T00:03:00.000-04:00</published><updated>2006-10-17T00:12:21.016-04:00</updated><title type='text'>En passant par chez moi...</title><content type='html'>En passant par chez moi, un soir de grande noirceur, j'ai aperçu au fond de la cour quelques vestiges de mon ancienne vie. Quelques lattes de bois dur posées contre le cabanon. Il faudrait bien que je revienne ici, faire un peu de ménage... Mais il y a tant à faire ailleurs. Tant de bonheur à vivre. À quoi bon revenir m'épancher sur toute cette saleté?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...et si j'en avais envie?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aimais bien quand l'écriture était mon exutoire...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-116105834100714016?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/116105834100714016/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=116105834100714016' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/116105834100714016'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/116105834100714016'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2006/10/en-passant-par-chez-moi.html' title='En passant par chez moi...'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-113988388436249991</id><published>2006-02-13T21:00:00.000-05:00</published><updated>2006-02-13T21:27:29.700-05:00</updated><title type='text'>Mardi III</title><content type='html'>Le patron du café m'accueille avec une moue. Instinctivement, je regarde ma montre. Six heures vingt-cinq... Je lui renvoie un sourire digne des starlettes d'Hollywood : faussement enthousiaste et figé, le coin gauche de la lèvre supérieure légèrement relevé. Je ne peux rien pour cacher le dégoût; c'est un sentiment trop authentique, qui se profile de l'intérieur vers l'extérieur, en réaction à cet extérieur. C'est un mouvement naturellement violent, qui répond à une intrusion dans mon confort. M0n illusion de confort. Ma complaisance dans l'inconfort. Un inconfort que j'ai choisi et qui conséquemment m'est passablement confortable, assez du moins pour que je souhaite qu'on m'y laisse tranquille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le patron du café m'accueille avec une moue. Instinctivement, je regarde ma montre. Six heures vingt-cinq... Je ne suis pas en retard, j'ai pris soin de ne pas faire claquer la porte, j'ai essuyé mes souliers sur le paillasson, je le déteste, il me hait, je suppose que c'est suffisant pour que nous grimacions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-- Est-ce que je suis si laid à voir?&lt;br /&gt;-- Plus que jamais. Un distributeur à glaçons, trois mots qui en sortent, durs, translucides, qui s'éclatent sur le plancher, se répandent, en pièces, sur le plancher de bois. Vieux salopard qui se permet de lire dans mes pensés. Évidemment, je ne les prononce pas, ces mots. Je n'en prononce aucun. Petit sourire de sa part, esquissé, comme du crayon de plomb sur une serviette de papier, pâle, flou, déchiré...&lt;br /&gt;-- Quand tu me sers ton rictus de plastique... habituellement, c'est pas bon signe. Si ça t'embête pas, je vais me contenter de la cuisine pour ce matin, tu feras le service. Quelque chose dans ton attitude me dit que je ferais fuir les clients...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'acquiesce à sa demande. Ironiquement, il est plus drôle quand il est malheureux. Connard.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-113988388436249991?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/113988388436249991/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=113988388436249991' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113988388436249991'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113988388436249991'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2006/02/mardi-iii.html' title='Mardi III'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-113928635955083089</id><published>2006-02-06T23:23:00.000-05:00</published><updated>2006-02-08T16:02:12.360-05:00</updated><title type='text'>Un mardi II</title><content type='html'>La réalité, c’est qu’il y a des frais pour résilier un abonnement, un téléphone à faire, des explications à fournir au téléphoniste, de multiples dérangements dont on se passe aisément. La réalité c’est en fait que ce quotidien m’emmerde et que je ne vois pas comment je tolèrerais qu’on me le livre tous les matins, avant six heures, à ma porte. Je ne pense pas que j’accepterais un tel affront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   L’élection de tel candidat dans telle circonscription en élection complémentaire, la démission de tel PDG, la découverte du cadavre de tel employé de tel supermarché, sur telle rue, pour telle raison, que tel policier explicite à tel journaliste médiocre engagé par tel directeur de production depuis que tel propriétaire d’empire médiatique a mis la main sur tel autre journal, faisant de la publicité croisée en partenariat avec tel restaurant, ce que décrie dans les pages d’opinion tel citoyen tellement vexé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Tout ça pour un résultat assez médiocre, c'est-à-dire un papier qui, une fois replié sur lui-même plusieurs fois, ne forme pas même un rouleau assez volumineux pour effrayer un schnauzer. Je sors du dépanneur en taisant toutes ces considérations, et j’envoie valser la Voix dans la poubelle de rue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Des pas qui accourent vers moi. C’est Éric. Il me salue d’une embrassade comme lui seul sait en faire. Léchage de la joue droite lorsque je me penche vers lui. Éric est le seul des clients du café à agir aussi familièrement. Le seul à ne jamais payer. Et le seul qui soit toujours sur la terrasse, hiver comme été. J’ai souvent tenté de convaincre le patron de le laisser rentrer, arguant qu’il ne serait pas plus dérangeant à l’intérieur qu’à l’extérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   « Ce salopard de chien rentrera ici quand sa propriétaire daignera se montrer avec lui! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   La mère de Fannie-Claude a emménagé dans un foyer pour personnes âgées quelque temps après la rupture de sa fille et de son gendre. Des raisons nébuleuses. Peut-être une maladie incurable. L’amour filial. Ou l’honneur. Elle a laissé son petit logement à Fannie-Claude, l’assurant qu’elle pourrait vivre de l’héritage de son mari et des revenus du triplex. En échange, Fannie-Claude prend soin d’Éric, son schnauzer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   C’est-à-dire qu’elle le fait entrer le soir et le laisse sortir le matin, oubliant de le nourrir certains jours, ce dont la boule de poil ne semble pas trop se plaindre, toute affairée qu’elle est à jouer de la patte sur mon t-shirt, et de la langue sur ma figure. Il faudrait parfois que les chiens cessent d’aimer, comme les humains savent si bien le faire; qu'ils cessent, eux aussi, de fréquenter les cafés que leurs maîtres délaissent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-113928635955083089?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/113928635955083089/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=113928635955083089' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113928635955083089'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113928635955083089'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2006/02/un-mardi-ii.html' title='Un mardi II'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-113917741037137563</id><published>2006-02-05T17:07:00.000-05:00</published><updated>2006-02-08T16:01:27.906-05:00</updated><title type='text'>Un mardi</title><content type='html'>Un mardi. Il pleut. Il pleuvra toujours dans cette histoire. Le Québec est un pays pluvieux. Un pays gris. Le lieu de quelques arcs-en-ciel, de quelques routes éclatantes sous la pluie, surtout le lieu de la stratosphère opaque. N’en découlent que des images lourdes. Que des déceptions froides. Aucune sueur. Une proximité entre automates hyperréalistes toujours divisée par des brises fraîches. Des feux d’artifice qui éclatent au raz le sol. Des pétards mouillés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Ici, on se grise aux champignons qui se forment dans l’humidité des murs, qui enveniment l’air. On est drogué au quotidien. On est asservi au guichetier du métro, aliéné par le bruit sourd des dix-roues. On se déplace, tête inclinée, pour affronter les hordes d’eau. Cela devient une habitude. On ne marche plus, dès vingt ans, qu’en fixant du regard le bout de ses chaussures. La routine nous permet d’éviter les obstacles. Poteau, à gauche. Feu de circulation. Rouge. Vingt-quatre secondes. Huit voitures, les mêmes qu’hier. Il est six heures dix-sept.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     De l’autre côté de la rue, l’homme au grand manteau noir sort de chez lui, se retourne, verrouille la porte, vérifie. Il ramasse son journal, ancre bien son chapeau, descend les marches, puis disparaît dans la ruelle sous le regard d’une voisine qui l’observe de sa fenêtre sans rideau. Elle m’aperçoit, disparaît hors du cadre. Six heures dix-huit. Feu de circulation au vert. L’autobus qui roule trop près de moi m’éclabousse le pantalon. Deux blasphèmes, un regard de glace vers la grosse bestiole métallique qui s’en va se repaître de passagers amorphes devant le café. Elle en dégobille deux : le patron du café et le concierge de l’école primaire située juste au-devant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     J’entre au dépanneur. Le journal. La Voix. J’achète toujours la Voix au dépanneur. Pas que j’aie une véritable préférence pour ce journal, de plus en plus populiste, mais leur graphisme est intéressant. Et il présente l’avantage de ne pas être abrutissant comme les tabloïds où on retrouve trois lignes de texte insipide pour une page de photographies haute résolution.&lt;br /&gt;Le commis, type asiatique qui parle un français on ne peut plus québécois, me connaît bien. C’est-à-dire qu’il sait mon nom, et pour cette raison, considère qu’il peut me raconter sa vie et celle du quartier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     - Maxime! Ça va? Tu ne devineras jamais ce qui est arrivé hier !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     - Madame Forget qui a gagné au loto? Je demande pour la forme, sans trop d’intérêt. Étrangement, il a l’air déçu de ma réponse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     - Comment tu sais?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     - Peut-être parce qu’elle échange compulsivement toute sa monnaie contre des billets et qu’il ne se passe rien de trop excitant ici, en général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     - Ça aurait pu être un hold-up ou un début d’incendie, je ne sais pas... À l’entendre, j’ai gâché sa journée. J’en aurais honte, si j’arrivais à m’expliquer qu’un gars potentiellement intelligent comme lui passe ses journées à moisir derrière un comptoir de dépanneur à échanger des futilités avec des clients un peu con, comme moi. Il se ressaisit et poinçonne le prix du journal sur sa caisse enregistreuse. Un dollar, s’te plait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     - Ça a monté?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     - Cinq cents de plus, je ne pense pas que ça fasse un trop gros trou dans ton budget. Vraisemblablement, je l’ai vexé. Pourquoi tu ne t’abonnes pas, de toute façon? Il a raison. Je devrais m’abonner. Ça me coûterait moins cher. Une femme m’a appelé récemment pour me proposer un rabais avantageux.  J’ai refusé. Je sais pertinemment que je ne m’abonne pas parce que ça représente un engagement, et que je ne veux rien savoir d’aucune forme d’engagement, même si le journal fait partie de ma routine. En fait, c’est précisément parce que la lecture de la Voix est inscrite dans mes habitudes que je refuse de m’abonner. Il est plus aisé de quitter la routine quand rien ne nous y lie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     Je ne suis pas certain que mon ami chinois comprendrait le raisonnement. Pas qu’il soit idiot, seulement, il vit dans une illusion simpliste où il suffit de résilier l’abonnement quand on n’en veut plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     La réalité est beaucoup plus complexe.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-113917741037137563?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/113917741037137563/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=113917741037137563' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113917741037137563'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113917741037137563'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2006/02/un-mardi.html' title='Un mardi'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-113782372062559709</id><published>2006-01-21T00:47:00.001-05:00</published><updated>2009-07-26T23:32:38.485-04:00</updated><title type='text'>Sans filtre.</title><content type='html'>Jamais plus entretenir des vestiges; les laisser se putréfier. Décomposition. Décomposer les bribes en brises fraîches. Je cherche un paradis de secours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Urgences grottesques. Urgences grossières. Il fait froid. Jérusalem enseveli sous le sable, qui se meut de terre en terre. Miséricorde, misère hardcore, misére et corde. Cordages visqueux, que cette pendaison! Sous des cieux demeures d'anges vaudoux, succombent, ignifuges, des rieurs enflammés. Où es-tu?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les charrues battent un bitume englué, fauchent ce qu'il reste de mon désir. Balaient mon ennui, balaient ces ressacs vils, animations japonnaises érotiques. T'as des baguettes chinoises dans la tête. en norvège on utilise des fourchettes en afrique les doigts en amérique c'est au seins qu'on se dévoue. Pleurniche, rougeaud abuseur public. Anime la scène japonnaise de queue branlante suintante loufoque vestige. Un sourire dégouttant. C'est ma mie qui s'immisce. Le rire d'une vie qui nait. J'engendre la clôture, mi-haute, surpasse la frontière, qu'on met en tombe. Dégrise. Revit. Aguichante salive sur le porte-manteau. Ça sent le sexe. Ça fleure les gouttes. Longtemps qu'on a mis en terre tel fourreau... L'immense soupière où je baigne, se refroidit. Je me hérisse en toi. Mon sexe pleure. Je suis vermifugé. Je suis partout fugitif. Démétol. Morphine. Acide cyanhidrique. Farfouille, détective, 20000 lieues sous la terre, je me dérobe à l'enfer. Je ne cherche qu'un paradis de secours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'enseigne me séduit. L'enseigne ment. L'esprit du vent me rudoie. On mange? Mettons nous sous table. Filons les gants blancs. Ô grande muse, je me désole. Que fait la mer sur moi? Mère, surmoi... How old are thou?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que vive ma.......... âwww... Jazzy Night in a lost W.C. Merde! J'arrive au sommet du mont Toi. J'ai froid. Attise mes pleurs, attise ma peur, attire-moi vers l'heure, file mon bonheur. Stupeur. Où t'es. T'es où?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me console, ton sein est froid. Dure réponse de mon filon d'art. Vite, venge-moi. Dévore jusqu'à l'aube de nos envies, que je meure à l'autre vie. Demain, je rigole, tantôt, nous serons. Crois-tu en moi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauve-toi. Rien à fouttre. Rien à fouttre ici, je suis vide. Fous-toi de moi, avec moi sur moi en toi que j'en meure. Brutale expression de désespoir. Épouse-moi je pars en Birmanie. C'est où?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;_____&lt;br /&gt;(NDA, 2009 : J'ai vraiment écrit «mon sexe pleure». La honte! Sacrée jeunesse...)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-113782372062559709?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/113782372062559709/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=113782372062559709' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113782372062559709'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113782372062559709'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2006/01/sans-filtre.html' title='Sans filtre.'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-113727664370400061</id><published>2006-01-14T17:08:00.000-05:00</published><updated>2006-01-14T17:10:43.726-05:00</updated><title type='text'>Seize heure treize</title><content type='html'>Seize heures douze&lt;br /&gt;Des hommes s'entretiennent&lt;br /&gt;Avec la rue enneigée&lt;br /&gt;Au fait de ses engelures&lt;br /&gt;Qu'ils pansent de coups de pelle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'escalier s'anime&lt;br /&gt;Sous la taciturne voisine&lt;br /&gt;Qui rentre de voyage&lt;br /&gt;Comme un enfant&lt;br /&gt;Qu'on appelle à table&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la lessiveuse se tordent&lt;br /&gt;Quelques chemises rayées&lt;br /&gt;Et mon âme tachée de détersifs&lt;br /&gt;Sous les pas encombrants&lt;br /&gt;De la voisine et des hommes d'entretien&lt;br /&gt;Il est seize heure treize&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-113727664370400061?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/113727664370400061/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=113727664370400061' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113727664370400061'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113727664370400061'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2006/01/seize-heure-treize.html' title='Seize heure treize'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-113675440210770852</id><published>2006-01-08T16:03:00.000-05:00</published><updated>2006-01-08T16:06:42.140-05:00</updated><title type='text'>Les robes des muses.</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;em&gt;à C.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Chairs au vif qui se cuisent, de sels, d'aurores mornes&lt;br /&gt;Englobées de noirceur au petit jour vibrant&lt;br /&gt;Regard ensanglanté, je suis le maître borgne&lt;br /&gt;Dans le silence trouble qui plane assidûment&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'élèvent des écueils de crystal et d'argile&lt;br /&gt;Dont les pointes mutilent chacune de mes envies,&lt;br /&gt;Et ma peur s'illumine et tout mon être est vil&lt;br /&gt;Nuée phosphorescente sur mon être transi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrastant aussi peu que la sueur et les pleurs&lt;br /&gt;L'eau salée d'Antarctique raffermit ma douleur&lt;br /&gt;Et le vent se charge de sécher mes humeurs&lt;br /&gt;Se perdant en ces algues où mes sirènes pleurent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un chant d'amour vieilli que j'ignore, que j'ose&lt;br /&gt;Expirer en sanglots, oui, mes muses larmoient&lt;br /&gt;En leurs robes de nacre, elles râlent sur moi&lt;br /&gt;Quand un opaque jour s'émeut de tons de rose&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regarde la mer et m'entretiens ainsi&lt;br /&gt;Les robes des muses sont des coquillages&lt;br /&gt;Sous cette ère d'eau froide en cueillant mille vies&lt;br /&gt;M'en entaillant les veines je suivrai leurs sillages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusque dans la pénombre le doute et la douleur&lt;br /&gt;Me blessant ainsi qu'elles souffriront l'engelure&lt;br /&gt;J'atteindrai s'il te plait et malgré ta rigueur&lt;br /&gt;Un nid où nos passés perleront au futur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-113675440210770852?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/113675440210770852/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=113675440210770852' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113675440210770852'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113675440210770852'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2006/01/les-robes-des-muses.html' title='Les robes des muses.'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-113593380102137801</id><published>2005-12-30T04:08:00.000-05:00</published><updated>2005-12-30T04:10:01.033-05:00</updated><title type='text'>Éventualité.</title><content type='html'>Devenir tranquillement quelqu'un tout seul.&lt;br /&gt;Tout seul, mais tranquillement quelqu'un.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-113593380102137801?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/113593380102137801/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=113593380102137801' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113593380102137801'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113593380102137801'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/12/ventualit.html' title='Éventualité.'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-113502074097248735</id><published>2005-12-19T14:30:00.000-05:00</published><updated>2005-12-19T14:32:20.986-05:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Tu projettes une lumière hivernale sur mes jours d'été.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-113502074097248735?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/113502074097248735/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=113502074097248735' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113502074097248735'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113502074097248735'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/12/tu-projettes-une-lumire-hivernale-sur.html' title=''/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-113443065541966074</id><published>2005-12-12T18:35:00.000-05:00</published><updated>2005-12-12T18:58:53.540-05:00</updated><title type='text'>Sur l'éducation, encore</title><content type='html'>Ceci est une réponse à Monsieur/Madame l'Anonyme «out», qui avait commenté un texte de KafKaDan, que vous pouvez lire ici : &lt;a href="http://kafkadan.blogspot.com/2005/12/un-cours-parmi-tant-dautres-exercice.html"&gt;Un cours parmi tant d'autres &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense qu'il est nécessaire de lire les autres textes avant celui-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;hr&gt;&lt;br /&gt;Vous aimez Camus?&lt;br /&gt;«Créer, c'est vivre deux fois»&lt;br /&gt;«Créer, c'est aussi donner une forme à son destin»&lt;br /&gt;«La bêtise insiste toujours.» (suis-je bête!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Permettez-moi d'être un peu lâche et de répondre, point par point, à vos remarques. Au fond, ça nous aidera peut-être à nous comprendre plus aisément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Votre première assertion m'inquiète: «Je crois bien que nous [ne] nous entendrons jamais». Pour ma part, je suis bien ouvert à ce que nous réfléchissions ensemble sur nos idées, quitte à les revoir. L'êtes-vous?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«vous avez une conception relativiste de la connaissance». Non. Les choses sont, et on les connait ou non. Ce qu'il FAUT connaître? Tout. Mais c'est chose impossible, et les expériences individuelles n'ont pas toutes la même forme. En conséquence de cela, il ne peut appartenir qu'à chacun, individuellement, de décider de ce qu'il juge bien ou mal, si de telles notions existent vraiment. Cela selon son expérience propre. La mienne est restreinte, vu mon âge. De ce fait, je ne saurais décider que &lt;em&gt;ce que je choisis d'enseigner est tout ce qu'il faut savoir&lt;/em&gt; (sur un sujet précis, disons). Je ne suis pas disciple d'Érasme. Pas pour rien que je vous parlais de Rabelais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liberté de discussion? Non, vous ne la niez pas. La restreignez à «un cadre défini». Cadre qui inclut l'enseignant? Je suppose. C'est lui faire peu confiance que de penser qu'il ne sera pas en mesure de transformer la «contestation subversive» en doute méthodologique. Remise en question par les élèves, justification par l'enseignant. Et voilà un méta-apprentissage. Étape 1 de l'&lt;em&gt;Apprendre à apprendre&lt;/em&gt; : Savoir pourquoi on apprend. Encore ce fouttu Rabelais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Obéissance et soumission. L'ordre, s'il n'est pas établi et choisi par la société qui y obéit, la soumet à l'autorité. La microsociété que représente la classe peut choisir ses normes. Si l'enseignant est bon, il saura expliquer les raisons de ce qu'il propose, et si tous sont de bonne foi, l'enseignement suivra son cours. Du Contrat Social appliqué au collégial. Mais vous me répondrez peut-être par l'Émile. Quel âge, quelle capacité de compréhension? Pas encore celle d'un collégien. exit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Votre école n'est pas plus vieille que la mienne. Tout au plus, elle est dominante depuis l'Antiquité. L'Homme a d'abord appris par l'expérience, la discussion et la confrontation. Les premiers savoirs se sont acquis par des «élèves» étudiant la nature et non alignés devant un enseignant... Par ailleurs en associant «mon école» aux années soixante-dix, vous oubliez les universités médiévales dont plusieurs étaient administrées par les étudiants, qui choisissaient leurs apprentissages et leurs enseignants (la première étant Bologne en 1190), vous oubliez Pestalozzi (1746-1827) et la liberté à l'élève, Parker, Dewey, Neill (XIXe siècle), sans parler de nombreux philosophes, qui avant les pédagogues s'occupaient de suggérer des normes en éducation. Plusieurs de ces écoles qui ressemblent à «la mienne» ont réussi. Ont aussi souvent été fermées par l'Église, normative, restrictive, qui croyait en une Connaissance limitée et une Foi illimitée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Innovation, dans la société dans laquelle on vit, c'est précisément éviter de penser que cette notion n'est propre qu'à la gestion économique et à la technologie électronique. J'entends par innovation l'introduction ou la RÉ-introduction d'idées nouvelles ou insuffisamment explorées. Comment juger? En comparant. L'étudiant qui pense innover en se comparant se heurtera invariablement à un fait bien humiliant : des plétores d'individus ont pensé, dit et créé comme eux. Voilà une conscience qu'il aura acquise lui-même, qu'il comprendra. Qu'il n'apprendra pas par coeur. L'humilité ne s'enseigne pas. Ça se développe. À quoi servent les cours de création littéraire? Peut-être à faire comprendre à l'étudiant qu'il n'est pas seul, qu'il n'est pas réellement original, mais qu'il n'est pas vain d'essayer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourquoi je juge qu'il n'est pas vain d'essayer? Parce que notre société se borne à ne plus évoluer. Se borne à considérer que l'économie est la maîtresse de tous les Hommes et qu'ils ne peuvent coucher qu'avec elle. Effleurer par mégarde le rêve, flirter avec les humains, embrasser l'environnement, et se four(voy)er avec l'économie. Mon humble avis. D'aucuns diront que, sans argent, on ne peut même pas manger. Revisitez donc les schtroumfphs. C'est ça, l'innovation. C'est croire assez à ce qui n'est pas commun pour en publier trente-deux albums. Mais ce n'est qu'une bédé pour enfants!!! Vraiment? L'amour, la générosité, la conciliation, le végétarisme, le refus de l'argent, de la haine profonde, de la corruption, la crainte du grand méchant magicien raté dominateur, le tout sous l'oeil attentif et bienveillant du vieillard conseiller, ce n'est que pour les enfants?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais réconcilions donc nos pensées; je ne crois pas que ce soit impossible. Les étudiants manquent de bonne foi. Une discipline à être instaurée dans nos collèges et universités, impliquant certes certaines contraintes, et décisions prises unilatéralement. Que les jeunes s'établissent dans un mouvement de continuité, oui, et que ce mouvement soit perpétué par l'innovation. Réinvestissement des acquis du passé dans l'étudiant, fructification, nouveaux investissements, etc. Tout à fait d'accord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques bémols:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Ceci présuppose qu'il y a une autorité». Autorité? Je dirais ressource. Personne détentrice de certaines connaissances que l'élève n'a pas. N'oublions jamais que l'élève a lui aussi des connaissances que l'enseignant n'a pas. Qu'en cela, l'enseignant ne peut définir et décider à lui seul de ce qui est beau. (Aucun philosophe n'a d'ailleurs pu statuer sans détracteurs sur la nature du beau) Le grand, c'est la voix de la majorité qui le définit. Le fort, c'est l'union des individualités qui le forme. Un héritage civilisationnel qui mérite d'être aimé et admiré, certes, parce qu'il est à notre origine. Comme on aime son père parce qu'il est père, qu'on provient de lui, cependant qu'on ne posera pas nécessairement nos pieds dans ses pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Quand on admire, c'est qu'on conçoit qu'il y a quelque chose de plus haut que nous». De plus haut? De plus grand, si. D'insaisissable dans sa totalité, même. De plus expérimenté, aussi. Si vous entendez hauteur ainsi, va. Sinon, il me semble que ce soit légèrement mystique; nous serions alors irréconciliables, sur ce plan, je l'admets. À ça -- pardonnez-moi -- je suis fermé. :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, je suis curieux de connaître votre avis sur ces explications. Sincèrement. Cela dit, je ne tiens pas à entendre ce que vous pouvez penser de moi, par exemple que je suis un jeune idéaliste et que mes idées changeront avec l'expérience. D'abord parce que -- au risque de me répéter -- mon expérience ne sera pas la vôtre. Ensuite parce que ce vous feriez de moi, comme de plusieurs, un symbole de la stagnation. Et ça me mènerait directement au suicide. ;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;hr&gt;&lt;br /&gt;D'autres &lt;em&gt;beautiful lies &lt;/em&gt; pour ceux qui n'en ont pas marre.&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://tblies.blogspot.com/2005/05/tout-loccident.html"&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Tout l'occident &lt;/b&gt;&lt;/i&gt;: L'économie sexuelle&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://tblies.blogspot.com/2005/09/correspondances-renard.html"&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Correspondances à Renard &lt;/b&gt;&lt;/i&gt;: Autre point de vue de l'éducation&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://tblies.blogspot.com/2005/09/n-pour-un-petit-pain.html"&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;N&amp;eacute; pour un petit pain &lt;/b&gt;&lt;/i&gt;: Le Québec dans ce contexte&lt;/a&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-113443065541966074?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/113443065541966074/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=113443065541966074' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113443065541966074'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113443065541966074'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/12/sur-lducation-encore.html' title='Sur l&apos;éducation, encore'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-113442227998690719</id><published>2005-12-12T16:10:00.000-05:00</published><updated>2005-12-12T16:18:00.006-05:00</updated><title type='text'>Les robes des muses</title><content type='html'>Chairs au vif qui se cuisent, de sels, d'aurores mornes&lt;br /&gt;Englobées de noirceur au petit jour vibrant&lt;br /&gt;Regard ensanglanté, je suis le maître borgne&lt;br /&gt;Dans le silence trouble qui plane assidûment&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'élèvent des écueils de crystal et d'argile&lt;br /&gt;Dont les pointes mutilent chacune de mes envies,&lt;br /&gt;Et ma peur s'illumine et tout mon être est vil&lt;br /&gt;Nuée phosphorescente sur mon être transi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrastant aussi peu que la sueur et les pleurs&lt;br /&gt;L'eau salée d'Antarctique raffermit ma douleur&lt;br /&gt;Toujours le vent se charge de sécher mes humeurs&lt;br /&gt;Se perdant en ces algues où mes sirènes pleurent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un chant d'amour vieilli que j'ignore, que j'ose&lt;br /&gt;Expirer en sanglots, oui, mes muses larmoient&lt;br /&gt;En leurs robes de nacre, elles râlent sur moi&lt;br /&gt;Quand un opaque jour s'émeut de tons de rose&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regarde la mer et m'entretiens ainsi&lt;br /&gt;Quand les robes des muses seront des coquillages&lt;br /&gt;Sous cette ère d'eau froide en cueillant mille vies&lt;br /&gt;M'en entaillant les veines je suivrai leurs sillages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusque dans la pénombre le doute et la douleur&lt;br /&gt;Me blessant ainsi qu'elles souffriront l'engelure&lt;br /&gt;J'atteindrai s'il leur plait et malgré leur rigueur&lt;br /&gt;Le nid où les passés perleront au futur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Le titre a été dicté par &lt;a href="http://zemanoir.blogspot.com"&gt;Reine Laurence&lt;/a&gt;, il y a longtemps.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Toutes les robes ne se perdent pas dans des mers de froufrous.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-113442227998690719?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/113442227998690719/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=113442227998690719' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113442227998690719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113442227998690719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/12/les-robes-des-muses.html' title='Les robes des muses'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-113364381384908789</id><published>2005-12-03T15:53:00.000-05:00</published><updated>2005-12-03T16:08:00.733-05:00</updated><title type='text'>Mémoire usinée</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;si tu vivais dans l'ancien temps&lt;br /&gt;tu entrerais dans un monastère&lt;br /&gt;- Guillaume Apollinaire&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Rintintin ratisse les machines&lt;br /&gt;Tchekov rue ses espoirs succincts&lt;br /&gt;Sur la ribambelle des lendemains&lt;br /&gt;Et penche, pence la muraille de l'usine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rigueur éternelle foutaise malotrue&lt;br /&gt;Rédemption profitable &lt;em&gt;déganguée&lt;/em&gt; morue&lt;br /&gt;Faut-il fuir, foutue finance&lt;br /&gt;Des marais, cancre et nauséabondance&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les méridiens en exil n'entravent&lt;br /&gt;Aucun des rieurs, beau séjour maladif&lt;br /&gt;En contrée subterfuge malodieuse. Behave!&lt;br /&gt;Et vente, vente l'assensceur fautif&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montons, mentons, méphistophélès est las&lt;br /&gt;Là, morbide industrieux déloyal&lt;br /&gt;Et, fourbu, fixant la splendeur fantassine&lt;br /&gt;Rintintin ratisse les machines&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suant sur son suaire l'ancien sang&lt;br /&gt;Et le monde après lui se suspend.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-113364381384908789?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/113364381384908789/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=113364381384908789' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113364381384908789'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113364381384908789'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/12/mmoire-usine.html' title='Mémoire usinée'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-113338637350100290</id><published>2005-11-30T16:31:00.000-05:00</published><updated>2005-11-30T16:32:53.520-05:00</updated><title type='text'>Quelle détestable habitude !</title><content type='html'>Boire le café du matin au moment où le ciel s'obscurcit....&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-113338637350100290?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/113338637350100290/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=113338637350100290' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113338637350100290'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113338637350100290'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/11/quelle-dtestable-habitude.html' title='Quelle détestable habitude !'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-113157448818559554</id><published>2005-11-09T17:11:00.000-05:00</published><updated>2005-11-09T17:14:48.203-05:00</updated><title type='text'>«Il suffit d'un baiser pour apprendre l'amour»</title><content type='html'>Ce qu'on en dit des conneries sur l'amour. Ce que ça nous occupe, d'en parler, d'un sentiment qu'on s'est inventé, quelque part au Moyen Âge, pour faire mignon, pour faire valeureux, pour l'honneur. Ce qu'on s'en crée, des raisons de vivre, ce qu'on s'en balance, au fond. C'est qu'on veut mourir quand ça commence,tout comme quand ça se termine, et on souhaiterait l'éternité du moment dès qu'on copule, dès qu'on jouit,dès qu'on est ensemble et qu'on espère. L'amour est un sentiment qui vit d'espoir et meurt du désespoir.L'amour, l'amour c'est comme une fleur, c'est comme... Mais faites-moi rire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'amour existe-t-il? Encore? Chante Céline! Nah. Sans blague. Ce qu'on en dit des conneries, sur quelques stupides papillons qui s'excitent quelque part entre le coeur et le bas-ventre, à l'idée d'un peu de tendresse. Et ce qu'on en ferait des bassesses pour ces papillons-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond, ce qu'on veut, c'est l'inaccessible toujours recréé. Ce qu'on souhaite, c'est le sexe, et la grandeur du sentiment; qu'on puisse en parler, et même l'analyser de façon rationnelle. Pouvoir dire «je l'aime parce que...», comme si «j'aime» ne suffisait pas. Qu'on puisse en parler, parce que ça nous change de parler du beau temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'on en dit, des conneries.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fait, je vous ai dit que j'avais une copine?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-113157448818559554?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/113157448818559554/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=113157448818559554' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113157448818559554'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113157448818559554'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/11/il-suffit-dun-baiser-pour-apprendre.html' title='«Il suffit d&apos;un baiser pour apprendre l&apos;amour»'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-113143283573754577</id><published>2005-11-08T01:53:00.000-05:00</published><updated>2005-11-08T01:54:32.170-05:00</updated><title type='text'>Caulfield</title><content type='html'>C’est un enfant, qui vole… Allongé, nu, dans un long corridor, un trop long couloir pour sa taille à lui. Nu, ne restant de la vie sur lui que quelque peu d’une chaleur que lui offrent des draps de coton, blancs, il erre. L’espace autour de lui est un tumulte plaintif qui se répercute dans tous les sens, sur toutes les surfaces, et au travers des draps blancs, sur son corps frêle, qui frémit à tout instant. Des pas battent les dalles humides : on n’accourt pas vers lui, on passe. On circule. On effectue des cercles, concentriques, jusqu’à ne plus tourner que sur soi-même : on se questionne : « Saloperie de dossier, où j’ai mis ça? » On s’extériorise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’enfant referme délicatement ses ailes, se redépose sur sa civière, bien ancré. Les mains fermées sur les draps blancs, le regard fixé entre le plafond et lui, il écoute. Le temps qui claque; l’odeur qui en ruisselant s’éventre et hurle de douleur. Et les gens. On court. On marche. Plus loin, là, au bout, près de la porte, on meurt. Cela, se fait en silence. Lui ne mourra pas. Pas maintenant. De petites abeilles volent en lui, et parfois, souvent en fait, elles le piquent. Alors il voudrait hurler, mais il n’y a que sa tête qui se recule un peu, et bien que sa gorge soit libre, que l’air circule entre ses dents, il n’y a rien qui sorte. Au mieux, il tousse, légèrement, ou soupire. Alors il s’envole lui aussi. Il n’a pas peur quand il vole, ni mal. Seulement alors il n’écoute plus. C’est comme ça qu’il ne mourra pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voler ne l’épuise pas. Mais chaque atterrissage le fait souffrir davantage. Les abeilles, jalouses, virevoltent, s’emportent, et enfoncent leur dard, leur venin, plus d’une fois dirait-on. Cela, le fatigue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De tout ce qui s’agite, autour et au-dedans de lui, il comprend si peu. Mais il ressent. Le mal, la vitesse, l’indifférence, l’absence. Le silence lointain du soir, et la pénombre de la douce apocalypse, l’impersonnalité de l’Urgence, l’inhumanité du mal qui l’habite. Ses parents ne viendront pas, ne le réconforteront pas. Ils sont morts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;– Tu sais, dit-il, lorsque je serai grand, je serai médecin. Et un peu pompier aussi, même cuisinier. C’est ainsi qu’il s’adresse au brancard, sous lui, ce vieux sage qui en a vu d’autres. Comme ça je vais pouvoir soigner les gens et éteindre le feu qu’ils ont dedans, avec du pâté chinois.&lt;br /&gt;– …&lt;br /&gt;Sa mère s’est suicidée, quelques années plus tôt, à peu près au moment où une cirrhose emportait son père.&lt;br /&gt;– Maman, tu sais, c’est sa vie qui était malade. Peut-être que les médecins ils peuvent rien faire quand c’est la vie. Papa, c’était sa foi, alors ils auraient pu le soigner mais c’est parce que ça a été trop long avant qu’ils s’en rendent compte.&lt;br /&gt;Le brancard est d’une écoute attentive. Il n’a rien d’autre à faire. Quand les abeilles viennent, ou que l’enfant s’envole, il reste là. Bien en place. Disposé à recevoir la vie, les souffles difficiles. C’est un vieillard songeur, qui cause peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette nuit, la lutte est féroce. Le brancard grinche. Il supporte une vie mouvementée. L’enfant veut vivre. Dans toute son impuissance, il se débat, affronte des ruches entières, il veut être grand, et ignore qu’il ne le sera jamais. Les enfants comme lui ne vieillissent pas, ils ne peuvent que mourir. L’enfant est atteint d’une fatalité incurable, une souche humaine du plus dangereux virus. Il n’en sait rien. Il ne sait pas combien tous ces combats se répéteront, combien la perpétuité est longue, il ne sait rien de l’éternité d’un espoir qui ne se concrétise jamais. Nu, recroquevillé, chaud, souffrant, hallucinant son envol sur une plage de galets rouges, le cœur pendant, avec ses entrailles qui se dispersent et frottent contre chaque imperfection du monde. Il a mal. Il sait qu’il a mal. Chaque pierre du sol pénètre une partie de sa vie, s’incruste, fait gicler le sang. Il se tord, se broie; des nuées rougeâtres ruissellent sur le sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les draps se flétrissent, le sang et le pus se répandent, caillent, tout est taché de la guerre d’espoir. Sur le front un enfant, quelques abeilles, et une vie qui fuit, qui fuit rouge partout, sur les dalles sèches, les carreaux chlorés et les bocaux de cotons-tiges. La nuit éclate en sanglots, pleure des larmes noires sur le regard d’un enfant qui veut vivre, et l’ensevelit. Il pleure, lui aussi. Pleure de rage, d’être, mais si peu, d’être et de n’être plus, d’être et de ne jamais savoir, ne jamais saisir, se saisir de soi. Le ressentiment qu’on vit de ne jamais savoir, qu’il mourra quand même, qu’on meurt tous un peu trop vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bientôt sa chute est irrémédiable. Le sol, le sol! Une abeille. Elle le porte. Il s’abandonne, las. Qu’il est doux, l’air sur sa peau! Il ne veut pas sentir le mal. Que la beauté. Que la fermeté de son appui. Et bientôt, d’autres abeilles, et des bourdons, et des guêpes, quelques mouches, et encore un papillon, le portent, l’entraînent. Lui, éviscéré, rongé, porté par son mal, porté par ses assaillants, et au travers d’eux un peu de beauté, il se laisse flotter. Il ne ressent plus de douleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est mort, l’enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’en va retrouver ses parents, morts bien avant lui, qui l’emmènent fêter l’âge de raison.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-113143283573754577?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/113143283573754577/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=113143283573754577' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113143283573754577'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113143283573754577'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/11/caulfield.html' title='Caulfield'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-113039658863691022</id><published>2005-10-27T02:47:00.000-04:00</published><updated>2005-10-27T03:03:08.653-04:00</updated><title type='text'>La nature morte</title><content type='html'>Je connais bien peu à la peinture. «Rien», serait plus juste. C'est peut-être pour cela que j'ai de la nature morte une image plutôt terne. Plutôt en teintes de gris, plutôt en formes floues, plutôt en urnes de terre brune et en fruits déconfits. C'est peut-être pour ça que j'exècre les pots de fleurs et les prunes empilées. Ça me donne toujours l'impression de manquer d'imagination, avec un arrière-goût d'inachevé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la même façon, j'ai connu jusqu'ici, tout au long (mais bien court) de mon parcours scolaire et personnel, de nombreux enseignants qui avec mes parents m'ont transmis le goût de la réflexion, de l'écriture, de la musique, de la et du politique, de la communication, de la littérature, de la langue française, et avec tout cela ou en découlant, le goût du savoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais de par leur attitude, mais de par leurs réalisations, bien peu ont suscité chez moi la poursuite d'objectifs. Apprenant de leur exemple, je n'ai jusqu'ici rien fait. Combien d'esprits lucide n'ont jamais eu le culot de gouverner? Combien d'adroites plumes n'ont jamais publié? Combien d'orateurs magnifiques n'ont jamais pris parole? Combien de voix mélodiques se sont tues? Combien d'idéalistes ont refusé leur philosophie au monde entier? Combien de voyants ont éteint sur leurs visions les projecteurs? Combien de pinceaux éclatés se sont vite rangés dans de bien sombres habits? Combien d'idéateurs ludiques se sont contentés du cynisme ambiant? Combien de stupides policiers ont joint les rangs des forces de l'ordre (ça, oui, un, et heureusement d'ailleurs!) Combien d'acteurs justes ont appris leur rôle de père, de mère, d'enseignant, jugeant du bien-fondé de leur sage décision par l'idée unique que la communication de leurs passions à des jeunes était bien plus valable que la pleine réalisation de leurs capacités?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et moi, Scott Towel, Spongi Towel de la petite rhétorique d'école de campagne, j'ai tout imbibé, jusqu'à vouloir devenir comme eux, enseignant. Mais l'enseignant-raté, qui depuis la grèce antique, qui depuis l'école mésopotamienne, veut influencer à son tour la jeunesse, pour lui ouvrir les yeux et l'esprit sur le monde, sans jamais oser le faire lui-même, a-t-il sa place auprès des jeunes?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-on espérer quelque chose de bon d'un enseignement théorique? Fut-il bon de faire profiter la jeunesse d'un savoir, d'une connaissance, d'une passion, s'il n'y a plus de l'aspiration que la part liée à la transmission d'un tout abstrait concept, alors qu'apprend-on à notre jeunesse? On lui apprend l'Être, le Paraître et la répercussion de (notre) petite envergure. Avec un enseignement formé d'espoir de transmission, ne formerons-nous que des enseignants?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'enseignant marquant, le grandiose, l'enseignant-dont-on-se-souviendra n'est-il pas celui qui pousse plus avant ses réalisations? Qui, loin de se contenter de marquer de petites considérations extra-temporelles une ou des générations, s'inscrit dans son ère, et rédige à tout moment l'histoire de l'évolution humaine?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en ai contre le caractère &lt;em&gt;mars plastic &lt;/em&gt;du corps enseignant, qui s'est dévoué pour faire de mon expérience scolaire un moment agréable, en s'effaçant lui-même. En me montrant l'exemple de celui qui agit à petite échelle, espérant me faire agir à grande échelle, en se disant qu'en semant des graines il obtiendrait une plante. Mais à l'échéance, j'ai bien peur que le haricot ne produise que d'autres haricots. Et il faudra bien un jour un haricot noir, un cancer horticole... On espère trop de mutations génétiques chez les enseignants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux être l'enseignant-haricot qui fera pousser un bananier. Faut-il alors que je me fasse avocat (du diable?) et que, moutarde, je me monte au nez, que pomme, je me tombe sur la tête et que raisin, je me vinifie?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour que la saison du haricot soit fructueuse, il faudrait bien d'abord que je me plante, que je pousse, que je bourgeonne, et que je regarde plus loin que le bout de mes feuilles. Il y a là tout un jardin auquel je touche, par mes racines et par les tiges, tout un ciel où monter en graines et toute une terre à enrichir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, seulement alors, mars plastique n'aura pas eu tort. Je suppose qu'il faut parfois effacer quelques mauvais traits pour qu'un coup de crayon donne vie à la nature morte.*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'accord. Prenons courage, mais surtout prenons engagement. J'ai vingt ans, le quart ou le cinquième d'une vie -- c'est déjà plus long que la vie d'un haricot, et encore plus que celle d'une gomme à effacer, surtout dans le coffre du castor-mangeur-de-gomme-pour-vrai que je suis -- et encore du temps, mais pas tant, pour être. Alors au pinceau, maestro, et chante ta pseudo-lucidité avant l'alzheim'ère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Comme ce texte aurait lui-même mérité quelques attentats revendiqués par Staedler.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-113039658863691022?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/113039658863691022/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=113039658863691022' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113039658863691022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113039658863691022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/10/la-nature-morte.html' title='La nature morte'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-113001485350685457</id><published>2005-10-22T16:57:00.000-04:00</published><updated>2005-10-22T17:00:53.506-04:00</updated><title type='text'>Peuple</title><content type='html'>Résonance magnétique&lt;br /&gt;Qui court à l'abandon public&lt;br /&gt;Dans une sphère de plastique&lt;br /&gt;Peuplée de bourgeois frénétiques&lt;br /&gt;Boursouflés d’avantages chroniques&lt;br /&gt;Qui prêchent la parole biblique&lt;br /&gt;Combattant les reflux gastriques&lt;br /&gt;Empoignant le long fer épique&lt;br /&gt;Dénudent les mannes étatiques&lt;br /&gt;Du bon sens de la république&lt;br /&gt;En dépouillant leurs voix obliques&lt;br /&gt;Sur la douceur érotique&lt;br /&gt;De leur poche pleine de fric&lt;br /&gt;Qui gicle, catastrophique&lt;br /&gt;Asphyxiant la pensée critique&lt;br /&gt;Pensionnaire philosophique&lt;br /&gt;D’un orgueil psychotique&lt;br /&gt;Oh! La douce musique&lt;br /&gt;Le renouveau pédagogique&lt;br /&gt;Les cerveaux dans l’acide sulfurique&lt;br /&gt;La jeunesse électronique&lt;br /&gt;La conscience, espoir tragique&lt;br /&gt;Elle s’agite, hérétique!&lt;br /&gt;Rapidité clinique :&lt;br /&gt;Qui est dysphasique?&lt;br /&gt;Choc! Choc! Choc électrique!&lt;br /&gt;Du plomb dans l’aile psychiatrique&lt;br /&gt;On a percé la barrique&lt;br /&gt;Analgésique&lt;br /&gt;Scandale écologique&lt;br /&gt;Sous un ciel hermétique&lt;br /&gt;Les esprits monarchiques&lt;br /&gt;S’échauffent, climatiques&lt;br /&gt;L’air tragique&lt;br /&gt;Pas de panique!&lt;br /&gt;La boulê médiatique&lt;br /&gt;En mer cacophonique&lt;br /&gt;Noie le dauphin dynamique&lt;br /&gt;Longue nage ludique,&lt;br /&gt;La solution basique !&lt;br /&gt;Eureka! Pour la physique!&lt;br /&gt;Et la gestion cyclique&lt;br /&gt;Du roi, de sa clique&lt;br /&gt;Ils scandent la logique&lt;br /&gt;En termes dramatiques&lt;br /&gt;Et l’ecclésiastique&lt;br /&gt;En huis clos fornique&lt;br /&gt;Sur la douceur rythmique&lt;br /&gt;De nos plaies fantastiques&lt;br /&gt;Opposant à nos briques&lt;br /&gt;La foi, l’as de pique&lt;br /&gt;Jésus l’orthopédique&lt;br /&gt;Sur la sphère boulimique&lt;br /&gt;D'Eurasie en Afrique&lt;br /&gt;Jusqu’à la Manic’&lt;br /&gt;Flux de pensée magique&lt;br /&gt;En stéréophonique&lt;br /&gt;On se nique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-113001485350685457?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/113001485350685457/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=113001485350685457' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113001485350685457'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/113001485350685457'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/10/peuple_22.html' title='Peuple'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112940178417935687</id><published>2005-10-15T14:43:00.000-04:00</published><updated>2005-10-15T14:43:04.270-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href='http://photos1.blogger.com/img/277/5823/640/chantante.jpg'&gt;&lt;img border='0' style='border:1px solid #000000; margin:2px' src='http://photos1.blogger.com/img/277/5823/200/chantante.jpg'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La nouvelle castaphiore ;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112940178417935687?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112940178417935687/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112940178417935687' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112940178417935687'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112940178417935687'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/10/la-nouvelle-castaphiore.html' title=''/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112917356017058339</id><published>2005-10-12T23:17:00.000-04:00</published><updated>2005-10-12T23:19:20.176-04:00</updated><title type='text'>Miss you beautiful lies.</title><content type='html'>Le problème de nos universités est de vouloir faire science de tout feu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112917356017058339?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112917356017058339/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112917356017058339' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112917356017058339'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112917356017058339'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/10/miss-you-beautiful-lies.html' title='Miss you beautiful lies.'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112899394645201080</id><published>2005-10-10T21:19:00.000-04:00</published><updated>2005-10-10T21:26:23.310-04:00</updated><title type='text'>Démagogie</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;TERRORISME&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:78%;"&gt;n.m.&lt;/span&gt; Ensemble d'actes de violence commis par une organisation pour créer un climat d'insécurité, pour exercer un chantage sur un gouvernement ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;VIOLENCE&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:78%;"&gt;n.f.&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;1&lt;/strong&gt; Caractère de ce qui se manifeste, se produit ou produit ses effets avec une force intense, extrême, brutale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt; : les médias sont les plus grands terroristes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112899394645201080?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112899394645201080/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112899394645201080' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112899394645201080'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112899394645201080'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/10/dmagogie.html' title='Démagogie'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112897916887454241</id><published>2005-10-10T17:05:00.000-04:00</published><updated>2005-10-10T17:19:28.880-04:00</updated><title type='text'>L'inconnue de la radio</title><content type='html'>Ça y est, je ne comprends plus. La terreur qui se déchaîne, et les monts qui, eux, s'enchaînent. La misère humaine, la nature qui foudroie tout, tout, et l'humain qui tente de l'imiter dans le meilleur comme dans le pire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'est plus que question de temps avant que toutes les tours s'écroulent. Et j'ai envie de scander «soyons humbles, ne soyons pas vains, soyons raisonnables et pas craints»...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... « Il me semble, je veux dire, j'ai espoir d'un monde où le capitalisme serait pas là, où la relation aux objets seraient différentes, où on voudrait moins &lt;em&gt;posséder&lt;/em&gt;», qu'elle disait à la radio, ce matin, quand je me suis réveillé, l'inconnue, d'une voix emportée, d'une voix chevrotante, d'une voix empreinte d'impatience, et de douleur, aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'entends d'ici la paternalité s'écrier : «crisse de folle, encore une autre qui vit dans un monde à part. Ça marche de même, dans la vie: si t'as pas d'argent tu vas nulle part»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'aurais beau m'objecter, dire que, non, attends, on recommence, on part du début. OUBLIE l'argent. Je m'entends être rabroué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- ben ça marche pas de même.»&lt;br /&gt;- Ben crisse. C'est intolérable.&lt;br /&gt;- si t'es pas capable de le tolérer, pourquoi tu vas pas jusqu'au bout, quitte-le ce monde là, dit-il, probablement davantage pour me provoquer. J'espère.&lt;br /&gt;- J'ai essayé. Pis c'est dommage, mais je suis encore de ce monde-ci. Alors ce que j'essaie, maintenant, c'est de me dire que si c'est ainsi, peut-être il y a une raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'essaie. Mais merde! Quand la nature se mêle de tout écrouler ce que l'homme avait la décence de laisser tenir debout...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'y comprends plus rien. J'ai mal.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112897916887454241?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112897916887454241/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112897916887454241' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112897916887454241'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112897916887454241'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/10/linconnue-de-la-radio.html' title='L&apos;inconnue de la radio'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112896765906503218</id><published>2005-10-10T14:06:00.000-04:00</published><updated>2005-10-10T14:08:58.913-04:00</updated><title type='text'>Delete (JP)</title><content type='html'>This life has been erased by the author.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ffffff;"&gt;Texte écrit pour le &lt;/span&gt;&lt;a style="COLOR: rgb(51,51,255)" href="http://coeficiencenet.typepad.com/colectivo/"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ffffff;"&gt;Coïtus impromptu&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112896765906503218?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112896765906503218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112896765906503218' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112896765906503218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112896765906503218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/10/delete-jp.html' title='Delete (JP)'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112870895829213253</id><published>2005-10-07T14:13:00.000-04:00</published><updated>2005-10-07T14:15:58.446-04:00</updated><title type='text'>Questionnement existentiel</title><content type='html'>Quand on arrive au ciel, est-ce qu'on plafonne?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Luce &lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112870895829213253?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112870895829213253/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112870895829213253' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112870895829213253'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112870895829213253'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/10/questionnement-existentiel.html' title='Questionnement existentiel'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112866431106757245</id><published>2005-10-07T01:50:00.000-04:00</published><updated>2005-10-10T14:08:19.310-04:00</updated><title type='text'>je vous entends aussi....</title><content type='html'>Je t'entends comme dans un cornet de crème glacée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Camille&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112866431106757245?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112866431106757245/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112866431106757245' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112866431106757245'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112866431106757245'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/10/je-vous-entends-aussi.html' title='je vous entends aussi....'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112854642188479743</id><published>2005-10-05T16:27:00.000-04:00</published><updated>2005-10-05T17:07:01.893-04:00</updated><title type='text'>De la vérité du suicide.</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;color:#ffffcc;"&gt;Toute mort est collective.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour où je l'ai suicidé, de verte pâture, étrange rupture, j'ai omis de vendre mes louanges à la plèbe. J'ai senti le refrain envoûtant des prairies, et pour mieux paître, je l'ai lancée à retardement sur la place publique. Ensevelissant mes aïeux de pleures naturelles, j'ai, moi, renoncé. Geste fait. J'y ai mis tout mon espoir, toute ma sotte gloire pré-moderne. Le temps d'un sourire, d'une musique douce et populaire, je l'ai suicidée, cette vie immonde et glorieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet étrange et biscornu Être bicéphale, je l'ai troué de la flèche du devoir. Nul ne saurait me contredire. Car nul ne sait. Car nul ne fuit jamais la ludique envie de fléchir, de ruiner les décorums, car on y participe, car on participe de la connerie collective. Mais enfin, pas avant de les suicider. Je suis parricide, traître, félon, coupable d'hérésie. Une section de ma foi s'est ennuyée, d'elle-même, du temps foetus où l'air est pur, où l'air est visqueux de sincérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et désormais appuyé sur l'autre, sur la tête voisine, le coeur transmis par voies anales, par voix phallusiennes, par voies régurgitatrices, par larmoiements et par sueur, le coeur transmis, dis-je, j'ai expié sa vie, à lui, l'être qui devait en avoir terminé de se leurrer devant l'histoire et la plaie béante de l'humanité. J'ai coupé son cordon comme une corde par laquelle il s'asphyxiait. Je l'ai retenu, plutôt qu'il ne tombe, je l'ai glissé sous des draps d'un confort oblique, je l'ai transmué en dérisoire bouquet mortuaire. Il faut bien se décorer d'une plume, si le pigeon nous chie continuellement sur la tête, ce n'est pas par chance, mais parce qu'on occupe son territoire, dès lors, se convertir, s'armer des ailes d'Icare et rejoindre le soleil, pour mieux brûler, pour mieux, ensuite -- et enfin -- s'éteindre en un souffle rationnel, en une obscure étincelle, dernière lueur de l'être maudit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l'explosion ne survint jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'ai suicidé parce qu'il tanguait, et qu'on n'accepte pas de chavirer. Je l'ai suicidé parce que l'obstacle de la course, trop de fois recommencée, s'élevait devant moi sans cesse comme le haricot jusques aux cieux, et que trop lourd, trop lourd, trop lourd. Et que d'un poids inacceptable, je ne me ruais pas vers Lui, je me ruais toujours vers moi, tombant, puis mon crachat sur moi, car si je voulais monter c'était pour Lui régurgiter dessus Ses affres et Ses espoirs, semés à tout vent, offerts à toute chair.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'ai suicidé pour ne pas qu'il s'intériorise, pour ne pas qu'il s'aime, pour ne pas qu'il, de coeur délaissé -- rappelons-nous comme il l'avait transmis -- pour ne pas qu'il ne sache plus que faire que de s'aimer au travers d'une transmission inverse, digne retour à son espace vital, pour ne pas qu'il se fasse attente éternelle devant l'obscur égoïsme. Voilà, je l'ai suicidé pour que moi je vive, et m'aime par moi-même, et seul, peut-être, mais aimé, de moi du moins, de moi strictement et exclusivement, de moi aimé, admiré, adoré, et sans attente de l'autre entité céphalique, ni des autres, ni de Lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ffffcc;"&gt;Taureau&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et de la Chair féconde ou non, et de la chair, dodue, visqueuse, de la Chair douloureuse, entrecoupée, striée, que l’on voit puer, et que l’on sent s’ouvrir, de la Chair, je me suis séparé. De la chair du monde, de l’autre, et d’elle, aussi, sans doute, de sa chair connue. Tout ça terminé, tout ça éteint, comme un faisceau qui disparaît d’envie de croître, qui disparaît comme la grenouille qui éclate, et du bœuf qui renaît.  Oui, quand la grenouille éclate, le bœuf existe davantage, et, Taureau, et, Cornu, et, Lourd de son physique et de son âme obsolète, pourtant nouvelle, laboure le sol à pieds joints, quatre par quatre, véhicule terrestre, mais rotoculteur, sonde, mais aiguille lancinant à la tension de l’épiderme. Croûte. Obstacle infranchissable. Taureau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne transperce pas un taureau. On le perce. On ne transperce pas un suicidé qui renaît, on le perce, il se referme. Je l’ai suicidé, qu’il renaisse Taureau et mérite la majuscule autant que Lui, mort en même temps que lui. Tous deux morts, le corps de l’éphèbe dans ses draps obliques, et le Dieu dont il était l’apôtre : lui en bas et Lui en haut, séparés d’un haricot immense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne reste que moi. Période de gestation longue. Cordon d’une longueur de haricot. Et je ne me détacherai de l’utérus fatal que lorsque j’y accrocherai une goutte de moi et que je pourrai m’aimer, à sa suite, à travers lui ou elle, nouveau, qu’à travers l’enfant et la mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne naîtrai plus avant la procréation, car la création originale est morte, un soir de novembre, sur une musique populaire entraînante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autre part, et si la question vous tourmente, oui, je crains que ce ne soit par erreur qu’il ressuscite, un soir de perdition, un soir de vengeance inconsciente, un soir où dans le corps d'une femme, à demi-conscients, je revivrai, et c'est sans doute le seul moyen; ou alors qu’il soit à jamais mort. Car il faut pour l’enfant aimer la mère. Et je sais que je n’aime plus que moi, à contre sens et modestement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je n’attends plus.&lt;br /&gt;Trop longtemps j’ai vécu de ce confus espoir&lt;br /&gt;De quitter, à deux, avec une, le solide, le noir&lt;br /&gt;Bougie&lt;br /&gt;Qui d’elle-même, consumée, s’éteint&lt;br /&gt;Sur trame de pop-beat nauséeux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et vomira demain son existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mieux vaut s’armer d’amour-propre, Taureau.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112854642188479743?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112854642188479743/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112854642188479743' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112854642188479743'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112854642188479743'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/10/de-la-vrit-du-suicide.html' title='De la vérité du suicide.'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112853516054596302</id><published>2005-10-05T13:57:00.000-04:00</published><updated>2005-10-05T14:02:00.206-04:00</updated><title type='text'>DUNE CHAUVE DE TOMBOUCTOU</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#ffffcc;"&gt;(rêverie plane)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Moi, moite, mort&lt;br /&gt;Toi, tatie, tortue&lt;br /&gt;Tus, tantôt tués&lt;br /&gt;Alors, à l'heure: l'or&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nul ne nuit à l'ennui&lt;br /&gt;Nous ne serons ni noceurs&lt;br /&gt;Ni nus sous noirceur&lt;br /&gt;Nul ne nourrit la nuit&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand tant et tant d'amants&lt;br /&gt;Dès hier destinés à derrière&lt;br /&gt;En t'aimant en amants hésitants&lt;br /&gt;furent fuis, fruit d'envie&lt;br /&gt;Fer froid, frais d'enfer&lt;br /&gt;Parti pris, fruit a fuit&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, à l'heure: l'or&lt;br /&gt;L'heur : l'orage lorgne&lt;br /&gt;Tus, tantôt tués&lt;br /&gt;Froissés, frêles, foudroyés&lt;br /&gt;Toi, tatie, tortue&lt;br /&gt;Tendre, t'entendre tendue&lt;br /&gt;Moi, moite, mort&lt;br /&gt;Ma Terre, Mer, m'ignore&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Solidad, seuls au sol, sales&lt;br /&gt;Son sein chaud signe sous châle&lt;br /&gt;La frousse éclabousse la douce&lt;br /&gt;Solidad, seul ensemble, sale&lt;br /&gt;Et la mer qui ruisselle :&lt;br /&gt;Ses flots écument la mousse&lt;br /&gt;Comme le temps quitte l'amour (Je m'en deule)&lt;br /&gt;Mais l'inverse surtout&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nous rêvons toujours (mais seul)&lt;br /&gt;D'une nuit chaude à Tombouctou&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ffffff;"&gt;Texte écrit pour le &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;a style="COLOR: rgb(51,51,255)" href="http://coeficiencenet.typepad.com/colectivo/"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ffffff;"&gt;Coïtus impromptu&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112853516054596302?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112853516054596302/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112853516054596302' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112853516054596302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112853516054596302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/10/dune-chauve-de-tombouctou.html' title='DUNE CHAUVE DE TOMBOUCTOU'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112828109612334478</id><published>2005-10-02T15:23:00.000-04:00</published><updated>2005-10-02T15:24:56.130-04:00</updated><title type='text'>Les vains coeurs</title><content type='html'>Je creuse les catacombes,&lt;br /&gt;J'ouvrirai toutes mes tombes&lt;br /&gt;Je verrai tous mes morts&lt;br /&gt;Ils ne sont plus trop forts&lt;br /&gt;Ils ne sont plus trop forts&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut voir aussi les airs&lt;br /&gt;Je volerai dans le tonnerre&lt;br /&gt;Je verrai tous mes pairs&lt;br /&gt;Ils savent bien me plaire&lt;br /&gt;Ils savent bien me plaire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je n'oublie pas les eaux&lt;br /&gt;J'y nagerai comme un sot&lt;br /&gt;Je m'y noierai bientôt&lt;br /&gt;Et c'est déjà trop beau&lt;br /&gt;Et c'est déjà trop beau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne fouille pas chez toi&lt;br /&gt;Je ne voudrai pas de toi&lt;br /&gt;Car je fuis le bonheur&lt;br /&gt;J'en ai marre des vains coeurs&lt;br /&gt;J'en ai marre des vains coeurs&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112828109612334478?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112828109612334478/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112828109612334478' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112828109612334478'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112828109612334478'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/10/les-vains-coeurs.html' title='Les vains coeurs'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112828011352189547</id><published>2005-10-02T15:07:00.000-04:00</published><updated>2005-10-02T15:08:33.530-04:00</updated><title type='text'>Le missilaire</title><content type='html'>J'ai reçu sur la tête un missile&lt;br /&gt;Une missive, un avis, une requête&lt;br /&gt;Une commande de ces imbéciles&lt;br /&gt;J'ai reçu sur la tête un air bête&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai reçu dans le dos une fléchette&lt;br /&gt;Un assoiffé, une virgule, une sangsue&lt;br /&gt;Un passage sous ma peau en cachette&lt;br /&gt;J'ai reçu dans le dos un surplus&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sombre, je pénombre, je flashe,&lt;br /&gt;J'électrique, je débranche, je flanche,&lt;br /&gt;Je grille, je bouscule, je pendule,&lt;br /&gt;Je vole, je m'isole, je recule!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai reçu dans la tête un grand Dieu&lt;br /&gt;Un roman, une bible, un papier&lt;br /&gt;Le commandant m'a sommé d'un aveu&lt;br /&gt;J'ai reçu dans la tête une idée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai reçu sur la terre un missile&lt;br /&gt;A big bang, an earthquake, a heartbreak&lt;br /&gt;They told me I shall pay the bill&lt;br /&gt;J'ai reçu sur la terre, moi, un Être&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112828011352189547?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112828011352189547/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112828011352189547' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112828011352189547'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112828011352189547'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/10/le-missilaire.html' title='Le missilaire'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112827919632307664</id><published>2005-10-02T14:52:00.000-04:00</published><updated>2005-10-02T14:54:18.036-04:00</updated><title type='text'>Exit. 2</title><content type='html'>Tu sais pas&lt;br /&gt;Combien l'heure est grave&lt;br /&gt;Chaque seconde fuit les silences&lt;br /&gt;Chaque seconde me brave&lt;br /&gt;Et l'abime où je balance&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu sais pas&lt;br /&gt;Si les jours seront longs&lt;br /&gt;Cloîtré dans la pénombre&lt;br /&gt;Cloîtré dans l'abandon&lt;br /&gt;En ces terres macabres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ô! les cimetierres&lt;br /&gt;Dans lesquels on erre&lt;br /&gt;Sont peuplés de fantômes&lt;br /&gt;De fêtards immondes&lt;br /&gt;Sont peuplés de fanfarrons&lt;br /&gt;Qui se multiplient dans l'onde...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu sais pas&lt;br /&gt;Combien nous sommes malades&lt;br /&gt;Et je voudrais un vaccin&lt;br /&gt;Et je voudrais faire une ballade&lt;br /&gt;Mais l'abime et toutes ses mains&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu sais pas&lt;br /&gt;Si je serai mort ou vif&lt;br /&gt;Les dernières heures sont lourdes&lt;br /&gt;Les dernières heures trop pensif&lt;br /&gt;Sous ces nuées blafardes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu sais pas&lt;br /&gt;Tu sais rien de tout ça&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wanna quit?&lt;br /&gt;C'est par là.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112827919632307664?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112827919632307664/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112827919632307664' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112827919632307664'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112827919632307664'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/10/exit-2.html' title='Exit. 2'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112823059163455233</id><published>2005-10-02T01:21:00.000-04:00</published><updated>2005-10-02T01:23:11.640-04:00</updated><title type='text'>Exit.</title><content type='html'>Tu sais pas l'angoisse,&lt;br /&gt;Les journées perdues,&lt;br /&gt;Les sanglort qui passent&lt;br /&gt;Les révoltes déçues&lt;br /&gt;Les rochers desquels je tombe&lt;br /&gt;Les route qui s'innondent&lt;br /&gt;Les cieux qui s'esclaffent&lt;br /&gt;Les torrents qui s'éclatent&lt;br /&gt;Tu sais pas,&lt;br /&gt;tu sais rien de tout ça&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu sais pas le doute&lt;br /&gt;Les heures bien rongées&lt;br /&gt;Le sommeil sur la route&lt;br /&gt;Les souliers tout perçés&lt;br /&gt;Les étalages de whisky,&lt;br /&gt;Rock and coke in lost city&lt;br /&gt;Les macchabées de Singapour&lt;br /&gt;Les idiots sur le pourtour&lt;br /&gt;Tu sais pas,&lt;br /&gt;tu sais rien de tout ça&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu sais pas ma vie&lt;br /&gt;Les pas-du-tout et les riens&lt;br /&gt;Les attentes et les vides&lt;br /&gt;Le poids sur les reins&lt;br /&gt;La guerre continuelle&lt;br /&gt;No man's land all around&lt;br /&gt;Les jours qui s'échouent &lt;br /&gt;Et la vie éternelle ...&lt;br /&gt;Tu sais pas.&lt;br /&gt;Tu sais rien de tout ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wanna quit?&lt;br /&gt;C'est par là...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;même la sincérité sonne pu bien. fuck ..&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112823059163455233?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112823059163455233/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112823059163455233' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112823059163455233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112823059163455233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/10/exit.html' title='Exit.'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112759429804121342</id><published>2005-09-24T16:34:00.000-04:00</published><updated>2005-09-24T16:38:18.050-04:00</updated><title type='text'>Correspondances à Renard.</title><content type='html'>Alors je suis de retour en terre d'exil, Montréal la grande visqueuse et puante, où l'air est à peine respirable... mais où il fait si bon choir au beau milieu d'une hétéroclite et certainement discutable réussite... (Tant en ce qui me concerne qu'en ce qui touche mon environnement)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vis, je vis, et avec moi, et dans mon esprit, tant et tant de personnages de la littérature passée et à venir. Oui, l'enseignement comme une voie à emprunter pour mieux assumer ma prétention à l'échec d'une vie et ma prétention tout court, oui, la litérature pour pallier à cette sombre destinée, à cet obscur regard sur moi-même, oui, plutôt que vivre, faire vivre ou revivre de grandioses personnages. Et je perçois ceci d'intéressant en cette perspective : rien de tout ça ne me déplait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au contraire, une motivation qui se dessinait d'abord à gros traits et lentement se précise : racheter auprès des générations à venir l'espoir que j'aurai perdu par ma propre lâcheté. Et d'ailleurs tu sauras me dire quelles sont tes idées sur le sujet; j'ai de plus en plus l'impression que l'enseignement est une jolie façon de reporter sur ses étudiants, élèves, la volonté que nous-mêmes avions de refondre le monde. Car s'il est une chose que j'aie retenue de tes deux cours, comme de ceux d'autres enseignants, c'est un bouillonnement, une effervescence, une volonté toute renouvelée de prendre part à l'amélioration de lieux, qu'ils fussent communs ou tout personnels. Ce qui, je le précise, n'exclut aucunement de prendre activement part auxdits changements souhaités, et ne saurait pardonner par ailleurs de s'en dispenser...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais peut-être suis-je encore trop excité par une vision que j'ai moi-même construite d'un monde meilleur. Peut-être en fait n'y a-t-il rien à changer, mais tout simplement une beauté à perpétuer. Or, je m'attriste à l'idée que cet univers soit fini, et désespère d'entendre que son sort soit d'ores et déjà réglé. Je ne sais dire pourquoi j'aspire à autre chose, peut-être par l'esprit de contradiction si nécessaire à l'évolution, alors qu'elle-même n'est peut-être qu'une bévue de l'âme et du bon sens. Qui sait, après tout?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être devrais-je tout autrement me concentrer sur moi, mais que suis-je pour mériter tant d'égards, au regard de l'humanité toute entière. Je suis trop futile, trop grain-de-sable-dans-l'univers pour mériter quelque effort que ce soit, et tout à la fois trop de cette même essence, misère, pour avoir une quelconque influence. Me changer moi-même, être moi-même de la nature que je désire pour l'Homme, et me répercuter? Certes, mais en l'absence d'assurance de la répercution, je m'effondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je discutais hier soir avec un collègue de travail des plus désagréables, et qui pour une première fois se montrait dans toute son humanité entre une carte de punch et une montagne de cartons à recycler : aux abords de la cinquantaine, après avoir vécu maintes années dans la solitude la plus totale qui permette néanmoins la survie, il a décidé d'entreprendre des études, littérature, philosophie, non comme une fin mais comme un moyen; moyen de se connaître et d'avancer, serein, jusqu'à la mort. Peut-être est-ce l'unique voie? Mais j'ai bien amplement de temps pour le découvrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du reste, il y a trop de politique, trop d'inacceptable, trop de révoltes ou de révolutions envisageables pour que je me confine à ma petite et vaine existence, alors je persiste et cherche en tout livre, en toute relation, morte ou vive, des armes en vue de me faire chevalier, en vue de ma conquête du Saint Graal, et tel Perceval et tous les autres, je ne sais pas même jusques ici quel il est, cet objet de Malheur. Peut-être l'élément même qui déclanche ma frustration lorsque devant la futilité et la superficialité de certains êtres, je rage de ne pouvoir les convaincre de leur insolente indifférence. Mais qui suis-je pour décider de ce qui doit importer, de ce qui n'est pas futile, si eux-mêmes ont -- encore faut-il qu'ils y aient véritablement réfléchi -- si eux-mêmes, disions-nous, ont décidé que c'est en de tels questionnements que réside la futilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car il m'appert y avoir sur cette terre trois types d'individus, dont la différienciation n'est peut-être pas purement et simplement théorique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Ceux qui n'entendent rien des questionnements plus profonds&lt;br /&gt;2. Ceux qui perçoivent, mais sans leurs réponses, de questions que je n'ai d'autre choix que de qualifier d'existentielles, malgré mon dédain de la consacration du mot comme d'une ère nécessaire de l'adolescence...&lt;br /&gt;3. Ceux qui ont renoncé à chercher les réponses et, en conséquence, agissent comme les premiers en aveugles, et, souvent, en barbares.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'hésite, j'hésite, à savoir si je dois suivre mon instinct qui me dicte d'en condamner certains. Ma sensibilité n'est pas celle d'autres et inversement. Mais j'ai la certitude qu'il existe différents niveaux d'intelligence, et j'abhore les populistes et démagogues gauchistes qui prétendent que tous ont les mêmes capacités d'entendement. Physiquement, neurologiquement ne sont pas synonymes de psychologiquement et spirituellement, non plus de consciemment. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crains m'être emporté et tu m'accuseras encore de tenir un discours pompeux, enflé et ampoulé. Soit. Mais combien honnête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu demandais des nouvelles, et, me relisant, je me dis qu'il n'y en avait peut-être pas... Mais bien des questions à poser à un vieux renard grisonnant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112759429804121342?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112759429804121342/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112759429804121342' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112759429804121342'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112759429804121342'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/09/correspondances-renard.html' title='Correspondances à Renard.'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112732905088306782</id><published>2005-09-21T14:54:00.000-04:00</published><updated>2005-09-21T14:58:55.916-04:00</updated><title type='text'>Né pour un petit pain</title><content type='html'>&lt;font size="-1"&gt;&lt;i&gt;Sur &lt;/i&gt;&amp;ccedil;a va aller&lt;i&gt;, de Catherine Mavrikakis, temple dédié à la beauté de la honte nationale.&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font size="+1" face="times new roman"&gt;«Si la religion est l’opium du peuple, l’enfance est l’héroïne de l’individu. &lt;i&gt;Ride the dragon&lt;/i&gt;, then let it die alone.»&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Québec! Québec ma muse morte. Québec avec son gros cul, avec ses bottes sales de bûcheron agoraphobe. Ah! Québec de Valcourt et de Sainte-Sophie. Québec qui meurt, dit-elle, l’auteure, avec un «e» parce que, dit-elle, elle, la femme de lettres, que le Québec est si doux, si mou, qu’il met des «e» pour féminiser, pour attendrir, pour égaliser, pour niveler. Québec qui est mort, et enterré sous terre, pour n’être jamais plus grand, jamais plus beau, jamais plus. Québec qui ne grandira pas, Québec qui souffre d’un retard de vieillissement, et dont les cellules, individus profanes et cloîtrés ne font, elles, que vieillir. Québec qui se compare et se désole, Québec qui contredit ses propres adages. Québec invisible, inconsolable. Québec qui voit tous ces pays. Tous ces pays qui lui échappent. Tous ces Grand-Pères pays, toutes ces Ancêtres-Nations, toutes ces reluisantes et visqueuses aspirations. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que sont tous ces pays, aboutis, physiquement mature?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Que sont la France, hésitante entre ses six côtés, la suisse, tout naturellement au beau neutre, l'Angleterre, magnifique empire sur lequel le soleil ne se lève jamais, and God Save The Queen! Mais puisqu'à certains, l'Europe pue au nez, qu'est donc le Japon, muet, docile, travaillant; que sont donc les zétas zunis, force active pour le bien dans le monde (!), et puis, pourquoi pas, qu'est l'Argentine ...que se vayan todos ... depuis qu'il n'y a plus de quoi vivre...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Atteint un objectif, atteinte une victoire, une finalité, et sur un point de chute. Quoi encore? Expansion territoriale? Économique? Oui! Oui, jusqu'à ce que l'explosion, jusqu'à ce que la solitude, jusqu'à ce que plus soif? Oui, oui, rien contre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Mais encore. On construisait des pays, de beaux, d'immenses magnifiques et grandioses pays pour l'autarcie, pour le pouvoir d'achat, pour le confort, pour, enfin, pour... le confort, il sert à ... non! Tout mais pas ça!! Non, non, non, non... disposer de temps pour évoluer, en tant qu'espèce, en tant qu'être vivant, membre d'une communauté, peut-être, oui, peut-être, comme le disait Jacquard, pour aller à la rencontre de l'autre? Et vive la mondialisation, maintenant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Mais dites-moi, madame Mavrikakis, quelle est donc cette ambition dont votre personnage veut tant? De la destruction, de la grande morsure quotidienne. Soit. Pour reconstruire, faire plus beau, dire mieux, vivre plus doucement, s'attendrir et mourir? Pas même. Pour, alors, le spectacle? La futilité du spectacle et la beauté de l'acceptation du vide... Et la dignité de la mort dans la connaissance...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;De tels personnages existent, de telles personnes vivent, elles déambulent rue De Lorimier, Mont-Royal, Darlington, Ste-Catherine, Dorchester, Notre-Dame, Broadway, 5th avenue, des Champs Élysées, ou, oui, ou… où, où encore?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais lucides. Mais conscientes. Mais, bien au fait d’être en ce monde intolérable d’inutilité, de mensonge, de cynisme, de dérision. Prévenues, de n’avoir probablement rien derrière et certainement rien devant. Et lucides. Et conscientes. Personnes conscientes que le monde dans lequel nous vivons est une vrille interminable, qui nous soûle si l’on y est et nous rebute si l’on n’y est pas. Et qu’il valait peut-être mieux y être, nauséeux, mais ne jamais rien connaître du dégoût. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je ne sais plus qu’en dire, qu’en penser. De ces gens, de votre personnage, de votre livre. Car au-delà de ce que je ne sais saisir, il y a peut-être la projection que je fais. Il y a peut-être l’inclusion fautive, et la simple existence de ce mémo relève sans doute de l’erreur fondamentale. Je ne sais plus trop. Je ne me souviens plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que je tenais à vous dire, c’est que j’ai détesté votre livre. Au point de me dépêcher de le finir pour avec un peu de chance ne plus jamais y revenir. Et que je l’ai aimé. Au point de le détester.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fait : «Lou n’est qu’avenir», p. 131. Bravo! Bravissimo! Brava Catherine Mevrikakis! Quelle blague! Voir dans l’enfance l’avenir du monde. Voir dans la progéniture le futur de l’humanité. Depuis Freud? Depuis Sparte? Depuis Ève? Depuis le grand jardin? Depuis toujours et pour les siècles des siècles. Amen. Si la religion est l’opium du peuple, l’enfance est l’héroïne de l’individu. Ride the dragon, then let it die alone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Québec, québec ma muse morte? québec ti-q, québec ti-gus, ti-coq, québec ma muse bien vivante, québec mon reste de rien, ma bouillie, mes asperges en can et mon pâté chinois, québec incolore et suave, québec mon anatomie, québec, certes pas ma tête ni mon cœur, ni mes entrailles ni mes fils, québec de rien du tout, terre natale et puis fatale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Québec, Québec partout parce que comme tout le monde, comme toute la mappemonde, avec sa tête de chien, comme une part de la petite famille, sale cabot, mais familial, et sous les érables, s’en va pisser contre un tronc, parce que Québec laisse sa trace, comme tout le monde, parce que Québec pisse et s’éviscère un jour, comme tout le monde, parce que Québec, moi, vous, n’importe qui, n’importe où, et n’importe quand, comme tout le monde, parce qu’en s’excusant, parce qu’en scandant «Hey! Speak White!», parce qu’en maugréant «C’est toi qui part, ou moi je te quitte», parce qu’en fredonnant que «sur les plaines d’abraham, l’armée trinquait à l’eau de vie», parce qu’en ruisselant sur «mon St-Laurent, si grand, si grand», parce qu’en s’ennuyant, à La Manic ou à Gaspé, assis sur l’bord d’notre trou, à se creuser la tête, parce qu’en ne tuant pas cette beauté du monde, alors, peut-être, oui, peut-être bien qu’on erre, mais c’est tout de même un peu vivre. C’est tout de même, encore, un peu, exister, soi-même, sans reporter sur l’enfance les espoirs de grandeur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Né pour un petit pain, soit. C’est encore mieux que de mourir sans Comprendre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112732905088306782?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112732905088306782/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112732905088306782' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112732905088306782'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112732905088306782'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/09/n-pour-un-petit-pain.html' title='Né pour un petit pain'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112702699506636559</id><published>2005-09-18T03:02:00.000-04:00</published><updated>2005-09-18T03:03:15.073-04:00</updated><title type='text'>abstract.</title><content type='html'>« on sait que les jours ont passé quand on ne perçoit plus dans les yeux d’une femme que les cauchemars qui ont meublé sa nuit; et que même en ce cas nous savons qu’ils ont été différents des nôtres. D’abord on partage des rêves, ensuite des cauchemars, et vient un jour où l’on partage les meubles. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112702699506636559?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112702699506636559/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112702699506636559' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112702699506636559'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112702699506636559'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/09/abstract.html' title='abstract.'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112668422994963585</id><published>2005-09-14T03:48:00.000-04:00</published><updated>2005-09-14T03:52:01.920-04:00</updated><title type='text'>Smog sur ma vie</title><content type='html'>&lt;em&gt;(titre emprunté, je crois. Google ne recense aucun article. Google n'est pas omniscient.)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaleur. Chaleur insupportable et suffocante. Pas tant la chaleur de la ville que celle de son corps contre le mien. Mais encore, pas la chaleur comme l'énergie calorique s'en dégageant, et par les voies de la conduction se transmettant d'elle à moi. Bien davantage son amour énergique. Suffocant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car persiste comme en tout épisode de chaleur intense, un smog entre nous. Un smog sur ma vie. La perte de la jouissance de l'air qui circule aisément, et du ciel métallique. Métalliquement bleu. Le bleu se recrée aux hasards des aurores, même sous le smog. Le métal, lui, dépoli, tinte, clochette vide aux abords de ma vie, des sons stridents. Des sons qui exhortent la fuite de fuir. Des sons qui renoncent au renoncement. Même dans l'action, on renonce. On désarçonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Persiste donc un smog entre nous. Une poussiéreuse vertu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'oublie, tout en oubliant d'avoir mal. Mais c'est beaucoup plus facile de dire que vous omettez d'enfoncer en moi tous pieux qui me blesseraient.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112668422994963585?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112668422994963585/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112668422994963585' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112668422994963585'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112668422994963585'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/09/smog-sur-ma-vie.html' title='Smog sur ma vie'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112668411494782893</id><published>2005-09-14T03:44:00.000-04:00</published><updated>2005-09-14T03:48:34.946-04:00</updated><title type='text'>je me fais critique.</title><content type='html'>Honteuse introspection parce que nombriliste, je me fais critique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les algues poussent à l'envers, parce que je suis bien -- mais pour combien de temps; une semaine, encore, demandait celui-ci..?.. Parce que le confort en est un des plus vides, parce que je me sens bien dans rien, et non pas je «NE» me sens bien dans rien. L'absolu inexistant ne me déplait même pas. Et, et au fond, j'aimerais peut-être qu'il me fasse encore souffrir. Mais inventons donc une vie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The beautiful lies, "les beaux mensonges" ou alors "la beauté ment" -- merci, toi -- ne seront que plus vraisemblablement faux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JP&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112668411494782893?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112668411494782893/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112668411494782893' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112668411494782893'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112668411494782893'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/09/je-me-fais-critique.html' title='je me fais critique.'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112590106786091446</id><published>2005-09-05T02:16:00.000-04:00</published><updated>2005-09-05T02:18:13.496-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;em&gt;note à moi-même. Coupures radicales. 22 juillet. 1er septembre.&lt;/em&gt; ;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112590106786091446?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112590106786091446/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112590106786091446' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112590106786091446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112590106786091446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/09/note-moi-mme.html' title=''/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112589209308726355</id><published>2005-09-04T23:44:00.000-04:00</published><updated>2005-09-04T23:48:13.093-04:00</updated><title type='text'>Les algues poussent à l'envers</title><content type='html'>N'y'a plus d'effluves&lt;br /&gt;Les terres sont fendues&lt;br /&gt;Demain dérive&lt;br /&gt;Je ne suis plus&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis plus que la ficelle&lt;br /&gt;L'air d'une chanson oubliée&lt;br /&gt;Dérisoire et je me morcelle&lt;br /&gt;Debout, nu sur ces sentiers&lt;br /&gt;Que j'ai trop épiés&lt;br /&gt;Et j'ai tant marché&lt;br /&gt;Pour aboutir, idéale solitude&lt;br /&gt;Pour m'apauvrir, vie absurde&lt;br /&gt;Trop de rêves éventrés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis plus que l'hirondelle&lt;br /&gt;Annonciatrice de rien du tout&lt;br /&gt;Mes yeux m'ensorcellent&lt;br /&gt;Nu sur ces sentiers, debout&lt;br /&gt;Tout est si doux&lt;br /&gt;Et je suis si fou&lt;br /&gt;Que j'aboutis, idéale solitude&lt;br /&gt;Et m'apauvris, vie absurde&lt;br /&gt;Trop de rêves en nous&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'y'a plus d'effluves&lt;br /&gt;Les terres sont fendues&lt;br /&gt;Demain dérive&lt;br /&gt;Nous ne sommes plus&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112589209308726355?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112589209308726355/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112589209308726355' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112589209308726355'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112589209308726355'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/09/les-algues-poussent-lenvers.html' title='Les algues poussent à l&apos;envers'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112562540018182210</id><published>2005-09-01T21:41:00.000-04:00</published><updated>2005-09-01T21:43:20.193-04:00</updated><title type='text'>Entre les branches</title><content type='html'>C'était un jour très froid&lt;br /&gt;Sur les arbres de nos jours&lt;br /&gt;a soufflé un vent d'effroi&lt;br /&gt;Un spasme, un retour&lt;br /&gt;Et la douceur de nos airs bêtes&lt;br /&gt;J'ai détourné la tête,&lt;br /&gt;en un frisson&lt;br /&gt;Et perdu mes horizons&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112562540018182210?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112562540018182210/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112562540018182210' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112562540018182210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112562540018182210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/09/entre-les-branches.html' title='Entre les branches'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112495268982977071</id><published>2005-08-25T02:50:00.000-04:00</published><updated>2005-08-25T02:51:29.836-04:00</updated><title type='text'>On s'apaisera</title><content type='html'>On s'apaisera&lt;br /&gt;Des douceurs de provence&lt;br /&gt;De ciels couverts de nous&lt;br /&gt;D'un pas de danse&lt;br /&gt;Du temps qui passera&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s'apaisera&lt;br /&gt;D'un lupin de papier&lt;br /&gt;De rivières folles en nous&lt;br /&gt;D'un jour d'été&lt;br /&gt;Du temps qui fuira&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s'apaisera&lt;br /&gt;D'un savon doux&lt;br /&gt;De parfums riches de nous&lt;br /&gt;D'une pluie d'époux&lt;br /&gt;Du temps qui partira&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s'apaisera&lt;br /&gt;De routes croisées&lt;br /&gt;De baisers d'autres que nous&lt;br /&gt;D'un nouveau-né&lt;br /&gt;De n'être plus là.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112495268982977071?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112495268982977071/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112495268982977071' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112495268982977071'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112495268982977071'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/08/on-sapaisera.html' title='On s&apos;apaisera'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112495119491597286</id><published>2005-08-25T02:24:00.000-04:00</published><updated>2005-08-25T02:26:34.923-04:00</updated><title type='text'>l'importance des jours où on ne sait pas</title><content type='html'>Si l'important, c'est d'aimer&lt;br /&gt;Mais qu'on s'enfuit toujours&lt;br /&gt;Pour espérer...&lt;br /&gt;le coeur, mi léger mi lourd&lt;br /&gt;Vers d'ailleurs lointains&lt;br /&gt;je n'aurai de cesse&lt;br /&gt;je boirai du vin&lt;br /&gt;et je tiendrai promesse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si l'important, c'est d'aimer&lt;br /&gt;Mais qu'on repart toujours&lt;br /&gt;pour s'envoler...&lt;br /&gt;le coeur, mi léger mi lourd&lt;br /&gt;vers d'autres horizons&lt;br /&gt;qui, toujours, seront&lt;br /&gt;aussi triste que mornes&lt;br /&gt;Et futiles et vains&lt;br /&gt;Mais nous savons que Rome,&lt;br /&gt;n'est pas si loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et que l'amour n'est qu'un&lt;br /&gt;Et qu'il n'a pas de fin&lt;br /&gt;Alors, je croirai, enfin&lt;br /&gt;Que peut-être, qu'un...&lt;br /&gt;Ou des... ou... demain?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou jamais, ou rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'important c'est d'aimer&lt;br /&gt;L'important c'est d'y croire&lt;br /&gt;Qu'importe tout le noir&lt;br /&gt;L'important, c'est d'espérer&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112495119491597286?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112495119491597286/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112495119491597286' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112495119491597286'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112495119491597286'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/08/limportance-des-jours-o-on-ne-sait-pas.html' title='l&apos;importance des jours où on ne sait pas'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112493920179912996</id><published>2005-08-24T22:03:00.000-04:00</published><updated>2005-08-24T23:06:41.806-04:00</updated><title type='text'>Innondation</title><content type='html'>Sur des flots intemporels&lt;br /&gt;Que les lunes n'éclipsent jamais&lt;br /&gt;Je flotte&lt;br /&gt;Échaudé, noyé&lt;br /&gt;Une mer immense et riche&lt;br /&gt;Gorgée de douceur infinie&lt;br /&gt;Habillée de soie verte&lt;br /&gt;Et morte en mon coeur&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112493920179912996?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112493920179912996/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112493920179912996' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112493920179912996'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112493920179912996'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/08/innondation.html' title='Innondation'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112493526304622544</id><published>2005-08-24T21:35:00.000-04:00</published><updated>2005-08-24T22:01:03.090-04:00</updated><title type='text'>Rengaine du rompu</title><content type='html'>Dormir&lt;br /&gt;Jusqu'au méandres de la solitude&lt;br /&gt;Et ne vivre que de rêves abolis&lt;br /&gt;Des déserts de plénitude&lt;br /&gt;À envier tous les malapris&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dormir, fuir&lt;br /&gt;À jamais sur des terres d'Asie&lt;br /&gt;Sur des chemins pavés vendus&lt;br /&gt;Dérouter les dieux ébahis&lt;br /&gt;Jusqu'à la mort prétendue&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fuir&lt;br /&gt;À contretemps sur un fil rompu&lt;br /&gt;Soulevé de vicissitudes&lt;br /&gt;Enseveli à maudire, mains nues&lt;br /&gt;Des torrents d'incertitude&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l'existence éternelle est une plaie impansable.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112493526304622544?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112493526304622544/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112493526304622544' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112493526304622544'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112493526304622544'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/08/rengaine-du-rompu.html' title='Rengaine du rompu'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112493324929733818</id><published>2005-08-24T21:24:00.000-04:00</published><updated>2005-08-24T22:02:06.320-04:00</updated><title type='text'>Enfantons.</title><content type='html'>On perd l'enfance et on veut procréer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si on la retrouvait, quelle plaie!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112493324929733818?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112493324929733818/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112493324929733818' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112493324929733818'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112493324929733818'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/08/enfantons.html' title='Enfantons.'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112468337803819749</id><published>2005-08-22T00:00:00.000-04:00</published><updated>2005-08-22T00:02:58.043-04:00</updated><title type='text'>M'enfin</title><content type='html'>M'enfin, ça va&lt;br /&gt;Je vois bien&lt;br /&gt;Vraiment, ça ira&lt;br /&gt;Ou peut-être demain&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si à franchement parler&lt;br /&gt;J'en ai rudement marre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bof.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112468337803819749?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112468337803819749/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112468337803819749' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112468337803819749'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112468337803819749'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/08/menfin.html' title='M&apos;enfin'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112468202926518272</id><published>2005-08-21T23:27:00.000-04:00</published><updated>2005-08-21T23:43:28.156-04:00</updated><title type='text'>Racoleuse.</title><content type='html'>Nos deux corps ensembles&lt;br /&gt;Tiédissent tous nos sangs&lt;br /&gt;Le tiens chaud refroidit&lt;br /&gt;Et moi je vieillis&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regarde sous nos peaux éperdues&lt;br /&gt;Les citées manuscrites&lt;br /&gt;Sur des pierres inédites&lt;br /&gt;Et j'espère un peu plus&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais désormais piégés&lt;br /&gt;Je perçois la chute&lt;br /&gt;Nos étoiles tombées&lt;br /&gt;Sur des sentiers abrupts&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rêves-tu ou tu meurs?&lt;br /&gt;Ou tu fuis, ou tu craques&lt;br /&gt;Peux-tu croire que je pleure&lt;br /&gt;Tout mon soûl sur l'arnaque&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos deux corps ensembles&lt;br /&gt;Tiédissent tous nos sangs&lt;br /&gt;Le tiens chaud refroidit&lt;br /&gt;Et moi je vieillis&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais vois donc mon amour&lt;br /&gt;Mon amie inconnue&lt;br /&gt;Touche de ce velours&lt;br /&gt;Par-delà nos corps nus&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais bien l'incongru&lt;br /&gt;Tu rigoles, j'ai la haine&lt;br /&gt;D'une victime éperdue&lt;br /&gt;Sans appel, je m'égraine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je veux t'émouvoir&lt;br /&gt;Je m'enlise, c'est notoire&lt;br /&gt;À tout perdre, la raison&lt;br /&gt;N'est plus qu'une tradition&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puisqu'on en viole déjà...&lt;br /&gt;Racoleuse, tu m'a eu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos deux corps ensembles&lt;br /&gt;Tiédissent tous nos sangs&lt;br /&gt;Le tiens chaud refroidit&lt;br /&gt;Et je me meurtris.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112468202926518272?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112468202926518272/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112468202926518272' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112468202926518272'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112468202926518272'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/08/racoleuse.html' title='Racoleuse.'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112468073632802004</id><published>2005-08-21T22:59:00.000-04:00</published><updated>2005-08-21T23:24:30.670-04:00</updated><title type='text'>Génie et bouteille</title><content type='html'>Ils s'en allaient, peinards&lt;br /&gt;Où bien bu c'est pléonasme&lt;br /&gt;Sur le chemin des routards&lt;br /&gt;Derrière et devant que marasmes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la croisée d'hier et demain,&lt;br /&gt;cuvaient en quarantaine des vins&lt;br /&gt;Aux effluves effeuillées, vilaines&lt;br /&gt;Jusqu'au cul des porcelaines&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, vil exemple taciturne&lt;br /&gt;S'ennivraient et, vauriens&lt;br /&gt;Se terraient sous des urnes&lt;br /&gt;Qu'échapperaient à vos mains&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fallait pas dire «après»&lt;br /&gt;C'était bien trop loin&lt;br /&gt;L'avenir est tout près&lt;br /&gt;Quand on ne voit pas sa main&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore déroutaient les ringards&lt;br /&gt;Sur de nébuleux sentiers&lt;br /&gt;Et n'y trouvèrent, malabars&lt;br /&gt;Que des pierres esseulées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le ventre des chiens,&lt;br /&gt;S'entassaient les whisky&lt;br /&gt;Ah! ce qu'on rirait bien&lt;br /&gt;Si nous y étions aussi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce fut la pagaille&lt;br /&gt;Entre l'homme et la nuit&lt;br /&gt;Cherchez pas trop la faille&lt;br /&gt;Les souvenirs sont enfuis&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais à la mer de Champlain&lt;br /&gt;S'sont jetés comme des louttres&lt;br /&gt;Nos deux bons citadins&lt;br /&gt;Avaient goût pour la goutte&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le chemin des départs&lt;br /&gt;Y'a que sables mouvants&lt;br /&gt;Où s'enliseront tôt où tard&lt;br /&gt;Même les bons vivants.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112468073632802004?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112468073632802004/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112468073632802004' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112468073632802004'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112468073632802004'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/08/gnie-et-bouteille.html' title='Génie et bouteille'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112467916171017584</id><published>2005-08-21T22:52:00.000-04:00</published><updated>2005-08-21T22:54:24.243-04:00</updated><title type='text'>L'air pur</title><content type='html'>Déjà je respire un peu mieux&lt;br /&gt;Comme les feuilles d'un stolon se tendent&lt;br /&gt;Vers l'avenir lumineux&lt;br /&gt;Où les nébuleuses nous attendent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112467916171017584?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112467916171017584/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112467916171017584' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112467916171017584'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112467916171017584'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/08/lair-pur.html' title='L&apos;air pur'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112440239777680187</id><published>2005-08-18T17:51:00.000-04:00</published><updated>2005-08-18T17:59:57.776-04:00</updated><title type='text'>En bouteille (de verre.)</title><content type='html'>Je suis une mouche&lt;br /&gt;Vulgaire volatile&lt;br /&gt;Quelques ailes fragiles&lt;br /&gt;Au coin d'une bouche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis j'ai trouvé ma fenêtre, pas idée comment je vais me la pêter, la tête, à reculons, avançons, tourbillon, à tâtons et à perdre la raison, j'ai trouvé ma fenêtre et je vais m'y cogner, m'y sabler, m'y sabrer si elle se casse, je vais m'égosiller les ailes, rien de moins, je vais m'y pendre à toutes les toiles, m'en fiche, c'est &lt;em&gt;ma&lt;/em&gt; fenêtre. Et vivement que j'y laisse ma tête.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112440239777680187?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112440239777680187/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112440239777680187' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112440239777680187'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112440239777680187'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/08/en-bouteille-de-verre.html' title='En bouteille (de verre.)'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112440173853423267</id><published>2005-08-18T17:47:00.000-04:00</published><updated>2005-08-18T17:50:05.166-04:00</updated><title type='text'>sans se revoir</title><content type='html'>Je n'veux plus mentir&lt;br /&gt;Jamais plus aimer&lt;br /&gt;Aller et venir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans dire au revoir&lt;br /&gt;m'en retourner.&lt;br /&gt;Encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça nous change bien peu d'autrefois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112440173853423267?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112440173853423267/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112440173853423267' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112440173853423267'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112440173853423267'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/08/sans-se-revoir.html' title='sans se revoir'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112414149748816715</id><published>2005-08-15T17:30:00.000-04:00</published><updated>2005-08-15T17:31:37.493-04:00</updated><title type='text'>étrange</title><content type='html'>C'est bizarre comme y'a pas besoin d'être heureux dans la vie pour que tout ce qu'on écrive pendant une certaine période, pouvant s'allonger de quelques jours à une vie entière, soit de la merde. hé merde!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112414149748816715?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112414149748816715/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112414149748816715' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112414149748816715'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112414149748816715'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/08/trange.html' title='étrange'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112374218741031416</id><published>2005-08-11T02:36:00.000-04:00</published><updated>2005-08-11T02:36:27.410-04:00</updated><title type='text'>tentative.</title><content type='html'>Le monde pour moi se résume&lt;br /&gt;à un album-timbre en deux volumes&lt;br /&gt;Viens voir ici en Sibérie&lt;br /&gt;Ce grand carré qui nous unit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112374218741031416?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112374218741031416/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112374218741031416' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112374218741031416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112374218741031416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/08/tentative.html' title='tentative.'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112374171945498944</id><published>2005-08-11T02:28:00.000-04:00</published><updated>2005-08-11T02:28:39.456-04:00</updated><title type='text'>Encore plus loin.</title><content type='html'>Demain n'est plus si loin&lt;br /&gt;L'aurore elle-même s'endort&lt;br /&gt;Enfin, si je touchais ta main&lt;br /&gt;Peut-être serions nous morts&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain n'est plus si loin&lt;br /&gt;Et s'il pleuvait dehors&lt;br /&gt;Et si tout n'était pas vain&lt;br /&gt;Et si sur ton corps...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain n'est plus si loin&lt;br /&gt;Je sens ton souffle éteint&lt;br /&gt;S'épancher sur le mien&lt;br /&gt;Peut-être attendre demain.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112374171945498944?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112374171945498944/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112374171945498944' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112374171945498944'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112374171945498944'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/08/encore-plus-loin.html' title='Encore plus loin.'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112374129684088668</id><published>2005-08-11T02:21:00.000-04:00</published><updated>2005-08-11T02:21:36.843-04:00</updated><title type='text'>En bouteille.</title><content type='html'>Je suis une mouche&lt;br /&gt;Vulgaire volatile&lt;br /&gt;Épiderme tactile&lt;br /&gt;Scrupules farouches&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saisie en vol&lt;br /&gt;Grisée de sucs&lt;br /&gt;Morte au sol&lt;br /&gt;Gisante, caduque&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'aile lasse&lt;br /&gt;Volé trop haut&lt;br /&gt;Trop vite, sans classe&lt;br /&gt;Perdu l'assaut&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Resaisis moi&lt;br /&gt;à petit feu&lt;br /&gt;suggère l'émoi&lt;br /&gt;Prends moi si peu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis une mouche&lt;br /&gt;Éteinte, volée&lt;br /&gt;Une pauvre mouche&lt;br /&gt;Domestiquée&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112374129684088668?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112374129684088668/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112374129684088668' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112374129684088668'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112374129684088668'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/08/en-bouteille.html' title='En bouteille.'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112364930389895163</id><published>2005-08-10T00:45:00.000-04:00</published><updated>2005-08-10T00:48:29.980-04:00</updated><title type='text'>Oh yeah you... got that something.... (-tB.)</title><content type='html'>You quit with my shirt,&lt;br /&gt;Undressed me 'till I was a rock&lt;br /&gt;Nude and lonesome in the dirt&lt;br /&gt;Shall you come back and unlock&lt;br /&gt;me, before I go crazy or blind&lt;br /&gt;For one time I might wanna be kind.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;With you i might wanna be kind.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112364930389895163?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112364930389895163/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112364930389895163' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112364930389895163'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112364930389895163'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/08/oh-yeah-you-got-that-something-tb.html' title='Oh yeah you... got that something.... (-tB.)'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112313512021242365</id><published>2005-08-04T01:57:00.000-04:00</published><updated>2005-08-04T01:58:40.216-04:00</updated><title type='text'>Ça manque brutalement de second niveau.</title><content type='html'>Sauriez-vous saisir&lt;br /&gt;  Ce qui m'échappe&lt;br /&gt;  J'ai l'âme volage&lt;br /&gt;  Et l'heur de fuir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Sauriez-vous suspendre&lt;br /&gt;  Mes envies d'être&lt;br /&gt;  Au profil des andes&lt;br /&gt;  Sans disparaître&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Sauriez-vous m'aimer&lt;br /&gt;  peu moins que rien&lt;br /&gt;  Cela malgré&lt;br /&gt;  Mon bien lointain&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Sauriez-vous planter&lt;br /&gt;  Sans vous salir&lt;br /&gt;  Un seul baiser&lt;br /&gt;  Et me sourire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112313512021242365?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112313512021242365/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112313512021242365' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112313512021242365'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112313512021242365'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/08/manque-brutalement-de-second-niveau.html' title='Ça manque brutalement de second niveau.'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-112209060865085085</id><published>2005-07-22T23:43:00.000-04:00</published><updated>2005-07-22T23:50:08.660-04:00</updated><title type='text'>L'annuelle</title><content type='html'>Chercher à rendre l'âme &lt;br /&gt;Dans les méandres lointains&lt;br /&gt;D'un être taciturne en fables&lt;br /&gt;Les douleurs projetées&lt;br /&gt;sur des murs de bois vert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réduire à l'inexorable&lt;br /&gt;L'envie d'élaborer&lt;br /&gt;Des rêves à n'en plus finir&lt;br /&gt;D'une fin concise et impudique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et vendre des coeurs de jours&lt;br /&gt;Des réduits de fruits rouges&lt;br /&gt;S'approprier des parcelles&lt;br /&gt;Des terres inédites&lt;br /&gt;Résidences de vagabonds échaudés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, cueillir, à même l'arbre centenaire&lt;br /&gt;La délicate rosée claire&lt;br /&gt;De jours légers, empruntés&lt;br /&gt;Lentement, s'arroger&lt;br /&gt;Droit de passage dans l'air&lt;br /&gt;Viscérale propriété&lt;br /&gt;d'une fleur sauvage épargnée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Croire à s'en vendre l'âme&lt;br /&gt;Séjour infini&lt;br /&gt;Sur le soleil d'ambre&lt;br /&gt;Qu'elle prendra vie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-112209060865085085?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/112209060865085085/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=112209060865085085' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112209060865085085'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/112209060865085085'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/07/lannuelle.html' title='L&apos;annuelle'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-111916093469324153</id><published>2005-06-19T02:02:00.000-04:00</published><updated>2005-06-19T02:02:14.696-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href='http://photos1.blogger.com/img/277/5823/640/nimporte.jpg'&gt;&lt;img border='0' style='border:1px solid #000000; margin:2px' src='http://photos1.blogger.com/img/277/5823/200/nimporte.jpg'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;qui dit quoi?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-111916093469324153?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/111916093469324153/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=111916093469324153' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111916093469324153'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111916093469324153'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/06/qui-dit-quoi.html' title=''/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-111907159133947301</id><published>2005-06-18T01:12:00.000-04:00</published><updated>2005-06-18T01:13:11.343-04:00</updated><title type='text'>You may</title><content type='html'>you may kill yourself baby&lt;br /&gt;I might not be the one who'd care, now&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;cause there ain't no way I'll&lt;br /&gt;ever understand&lt;br /&gt;your kind of passion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;between black and white,&lt;br /&gt;I think I’ve chosen my side&lt;br /&gt;and it’s clear to me now&lt;br /&gt;it’s clear as the whitest drapes&lt;br /&gt;hanging in these shadows of yours&lt;br /&gt;in these black curtains of yours&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;you may do your own now baby&lt;br /&gt;I might not be the one who’d care, now&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;cause there ain’t no way I’ll&lt;br /&gt;ever want to travel&lt;br /&gt;this kind of a trip&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;nowhere or elsewhere&lt;br /&gt;I think I’ve chosen my side&lt;br /&gt;and it’s long way for me now&lt;br /&gt;it’s far as the furthest drives&lt;br /&gt;far beyond these shadows of yours&lt;br /&gt;these dark roads of yours&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;you may go back to your dreams baby&lt;br /&gt;I might not be the one who’d sleep, now&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;cause there ain’t no way I’ll&lt;br /&gt;ever quit, eh&lt;br /&gt;holding on to pieces of nothing&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;between day and night&lt;br /&gt;I’m sure I’ve chosen my sight&lt;br /&gt;and it’s hard to me now&lt;br /&gt;It’s hard as the concrete walls&lt;br /&gt;immuring these shadows of yours&lt;br /&gt;these nightmares of yours&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;holding on to pieces of nothing&lt;br /&gt;holding on to pieces of nothing.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;« So long, farewell, auf Wiedersehen, good night&lt;br /&gt;I hate to go and leave this pretty sight. »&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-111907159133947301?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/111907159133947301/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=111907159133947301' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111907159133947301'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111907159133947301'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/06/you-may.html' title='You may'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-111897914477540571</id><published>2005-06-16T23:32:00.000-04:00</published><updated>2005-06-16T23:33:09.910-04:00</updated><title type='text'>Les doigts gelés</title><content type='html'>&lt;a href='http://photos1.blogger.com/img/277/5823/640/doigts.jpg'&gt;&lt;img border='0' style='border:1px solid #000000; margin:2px' src='http://photos1.blogger.com/img/277/5823/200/doigts.jpg'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Clin d'oeil à Julie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-111897914477540571?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/111897914477540571/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=111897914477540571' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111897914477540571'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111897914477540571'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/06/les-doigts-gels.html' title='Les doigts gelés'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-111897664310967198</id><published>2005-06-16T22:38:00.000-04:00</published><updated>2005-06-16T22:51:48.216-04:00</updated><title type='text'>Les chapeaux de spleen</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;em&gt;« Le calembour est la fiente de l’esprit qui vole »&lt;/em&gt; (Hugo)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;y'a plus d'aurore&lt;br /&gt;tous les matins sont gris&lt;br /&gt;à demi clos&lt;br /&gt;y'a plus d'hasard&lt;br /&gt;et sans ta vie&lt;br /&gt;et sans ta peau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et les chapeaux&lt;br /&gt;de spleen pleurent&lt;br /&gt;des lames de nuit&lt;br /&gt;des larmes de jour&lt;br /&gt;bavure exquise&lt;br /&gt;et, calembour&lt;br /&gt;sur l'existence modeste&lt;br /&gt;et l'absence infinie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;y'a plus d'aurore&lt;br /&gt;tous les matins sont nuits&lt;br /&gt;totalement clos&lt;br /&gt;exactement clos&lt;br /&gt;parfaitement clos&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;bêtement, c’est clos.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-111897664310967198?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/111897664310967198/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=111897664310967198' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111897664310967198'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111897664310967198'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/06/les-chapeaux-de-spleen.html' title='Les chapeaux de spleen'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-111895331565277640</id><published>2005-06-16T16:20:00.000-04:00</published><updated>2005-06-16T23:01:18.800-04:00</updated><title type='text'>Périple</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;em&gt;« amer savoir, celui qu'on tire du voyage »&lt;/em&gt; (Baudelaire)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conasse&lt;br /&gt;T’as rien compris.&lt;br /&gt;Y’a pas de départ!&lt;br /&gt;Y’a pas de billet&lt;br /&gt;Pas de date, pas d’extra fees.&lt;br /&gt;À peine un «quelque part»&lt;br /&gt;Quand on voyage à pieds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vraiment, conasse,&lt;br /&gt;T’as rien compris.&lt;br /&gt;Ou j’me suis mal exprimé.&lt;br /&gt;Tant pis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P’t’être qu’on est deux&lt;br /&gt;À être des cons.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-111895331565277640?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/111895331565277640/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=111895331565277640' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111895331565277640'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111895331565277640'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/06/priple.html' title='Périple'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-111895261422533813</id><published>2005-06-16T16:05:00.000-04:00</published><updated>2005-06-16T23:04:01.573-04:00</updated><title type='text'>Lettre d'émission.</title><content type='html'>À l’emmerdeur,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La présente est pour vous informer que je fuirai, à compter d’hier, votre establishment. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici un mois que je suis emmerdé de votre compagnie, et je ne crains plus de constater qu’elle contrevient à mes plus intimes convictions. Je tiens à préciser, davantage pour moi-même que pour sa majesté, qu’aucune raison de santé ou nouveau départ ne me force à quitter. Seulement, vous comprendrez sans doute ma hâte de partir, compte tenu de ma haine de pâtir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai connu l’entreprise bien avant que vous l’annexiez à votre portefeuille et je puis vous dire avec tout mon irrespect qu’elle fut naguère un endroit où il faisait bon travailler. Ce temps étant révolu, j’ose espérer que vous tardiez maintenant à trouver un nouvel employé sous-payé acceptant de se faire engueuler quotidiennement pour des fadaises ou des fraises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aimerais au passage souligner qu’il m’a été pénible d’endurer votre chiant aplomb &lt;em&gt;boomer­&lt;/em&gt; et votre pédantisme, de même que votre VUS. Votre irresponsabilité à l’égard de la société n’a d’égal que mon mépris pour vous. Par ailleurs, sous aucune considération je n’en aurai pour les monarques qui, parce qu’ils ont réussi à force d’artifice et de mensonge, croient comme vous en avoir à remontrer aux potentiels serfs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi, m étant une lettre de démission et aussi de majeur, je vous les adresse conjointement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Acceptez avec déshonneur mes salutations indistinctes,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Votre infidèle cavalier,&lt;br /&gt;moi.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-111895261422533813?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/111895261422533813/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=111895261422533813' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111895261422533813'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111895261422533813'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/06/lettre-dmission.html' title='Lettre d&apos;émission.'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-111864737730177829</id><published>2005-06-13T03:20:00.000-04:00</published><updated>2005-06-14T10:47:24.116-04:00</updated><title type='text'>M'en vais</title><content type='html'>Je marche&lt;br /&gt;Je marche&lt;br /&gt;Je marche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'éloigne&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je m'en vais.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cette voix à l'intérieur&lt;br /&gt;qui me répète&lt;br /&gt;sans cesse&lt;br /&gt;«You are alone&lt;br /&gt;You are alone&lt;br /&gt;You are alone&lt;br /&gt;You are so fucking alone right now.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;So fucking alone... right...&lt;br /&gt;Now.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-111864737730177829?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/111864737730177829/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=111864737730177829' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111864737730177829'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111864737730177829'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/06/men-vais.html' title='M&apos;en vais'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-111747588012535049</id><published>2005-05-30T13:51:00.000-04:00</published><updated>2005-05-30T14:00:06.610-04:00</updated><title type='text'>Nacht!</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;«Nacht!»&lt;br /&gt;Crièrent-ils en silence&lt;br /&gt;Enfin la nuit, ils mourraient.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;«Nacht!»&lt;br /&gt;Souffla-t-elle en transe&lt;br /&gt;C'est la nuit, si on s'ouvrait.&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;«Nacht!»&lt;br /&gt;Cria-t-il, en silence&lt;br /&gt;Déjà la nuit. Il mourait.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;blockquote&gt;«Nacht!»&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-111747588012535049?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/111747588012535049/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=111747588012535049' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111747588012535049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111747588012535049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/05/nacht.html' title='Nacht!'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-111739993525755629</id><published>2005-05-29T16:52:00.000-04:00</published><updated>2005-05-29T16:52:15.263-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href='http://photos1.blogger.com/img/277/5823/640/DSC011542.jpg'&gt;&lt;img border='0' style='border:1px solid #000000; margin:2px' src='http://photos1.blogger.com/img/277/5823/200/DSC011542.jpg'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Genevi�ve sur b�ton.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-111739993525755629?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/111739993525755629/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=111739993525755629' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111739993525755629'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111739993525755629'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/05/genevive-sur-bton.html' title=''/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-111735182341753654</id><published>2005-05-29T03:26:00.000-04:00</published><updated>2005-05-29T03:31:53.200-04:00</updated><title type='text'>Une ancre et une plume</title><content type='html'>À quelle heure, le prochain envol?&lt;br /&gt;Suspendus, nous parcourrons Venise&lt;br /&gt;Bien au dessus des amants des gondoles&lt;br /&gt;Qui couleront bien un jour&lt;br /&gt;Tous les bateaux un jour pourrissent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est quand, la prochaine marée?&lt;br /&gt;Je mettrai à l’eau une ancre et une plume.&lt;br /&gt;Je me noierai de certitudes&lt;br /&gt;Et sous les brumes je flotterai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À quelle heure, le prochain envol?&lt;br /&gt;Pieds battants, nous partirons fébriles&lt;br /&gt;Bien au-delà des sommets des alpes&lt;br /&gt;Qui sont tous trop petits&lt;br /&gt;Tout continent n’est en fait qu’île.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est quand, la prochaine marée?&lt;br /&gt;Je mettrai à l’eau une ancre et une plume&lt;br /&gt;Mais tu sais bien, je m’en irai&lt;br /&gt;La mer finit toujours par tout bouffer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-111735182341753654?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/111735182341753654/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=111735182341753654' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111735182341753654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111735182341753654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/05/une-ancre-et-une-plume.html' title='Une ancre et une plume'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-111735157450151624</id><published>2005-05-29T03:19:00.000-04:00</published><updated>2005-05-29T16:13:25.510-04:00</updated><title type='text'>C'est "concrete".</title><content type='html'>Geneviève me l'a dit. C'est «concrete». «&lt;a href="2005/05/how-do-we-say-bton.html"&gt;Béton&lt;/a&gt;», c'est «concrete».&lt;br /&gt;Ça a du sens, quand même. Montréal est trop concret. Trop réel. Trop exprimé. Trop manuel d'instruction.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-111735157450151624?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/111735157450151624/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=111735157450151624' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111735157450151624'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111735157450151624'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/05/cest-concrete.html' title='C&apos;est &quot;concrete&quot;.'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-111662098022642298</id><published>2005-05-20T16:16:00.000-04:00</published><updated>2005-05-20T16:29:40.230-04:00</updated><title type='text'>J'avais oublié Ferré</title><content type='html'>Souvenir d'une ère que je n'aurais jamais dû quitter. Le sentiment associé à l'insouciance, à la &lt;em&gt;véritable légèreté de l'être&lt;/em&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un gosse qui s'amuse. Qui incarne la vie d'un autre, et qui se trouve réjoui de scander à haute voix « y'en a marre », comme si de chanter « On vit on mange et puis on meurt, vous ne trouvez pas que c'est charmant et qu'ça suffit à notre bonheur » avait quelque chose de joyeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant je rayonnais. Je vivais de le hurler, de le croire. Mais risiblement, je ne comprenais pas. J'y pigeais rien. Et c'était bien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-111662098022642298?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/111662098022642298/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=111662098022642298' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111662098022642298'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111662098022642298'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/05/javais-oubli-ferr.html' title='J&apos;avais oublié Ferré'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-111634344162415254</id><published>2005-05-17T11:24:00.000-04:00</published><updated>2005-05-17T11:25:27.633-04:00</updated><title type='text'>Part of the truth.</title><content type='html'>&lt;a href='http://photos1.blogger.com/img/277/5823/320/DSC011402.jpg'&gt;&lt;img border='0' style='border:1px solid #FFFFFF; margin:2px' src='http://photos1.blogger.com/img/277/5823/320/DSC011402.jpg'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Combattons les idées préconçues. Il arrive qu'elle ne tombe pas du côté beurré.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-111634344162415254?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/111634344162415254/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=111634344162415254' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111634344162415254'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111634344162415254'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/05/part-of-truth.html' title='Part of the truth.'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-111600856202454260</id><published>2005-05-13T14:19:00.000-04:00</published><updated>2005-05-17T11:20:35.646-04:00</updated><title type='text'>Publicité...</title><content type='html'>Une fille, peau nacrée, en tenue légère mais découpée. Sans fioritures, droite. Tenue style sport d'intérieur. Style bikini presque grossier, mais quelle fille! mais quel corps y'a là-dessous. Devant elle, un miroir. Beau miroir. Cadre de bois, look moderne. La fille s'y mire. Regard chaleureux dans la glace, de quoi vous faire fondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Titre : « Réfléchissez-y »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Signature : « Vitrerie Du Sablon »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---- &lt;br /&gt;Je sais, ça fait très «99 francs», mais ça expose bien l'idée que j'avais en tête dans le dernier texte.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-111600856202454260?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/111600856202454260/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=111600856202454260' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111600856202454260'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111600856202454260'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/05/publicit.html' title='Publicité...'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-111600787025165344</id><published>2005-05-13T13:14:00.000-04:00</published><updated>2005-05-13T14:11:10.260-04:00</updated><title type='text'>Tout l'occident...</title><content type='html'>Au XXIe siècle, l'occident a fait le pari de se gouverner et de re régir grâce à une loi naturelle et strictement animale. Le désir de reproduction de l'homme allait devenir le Graal de la modernité : désormais, plus que le phénomène lui-même de procréation, ce devrait être l'&lt;em&gt;idée&lt;/em&gt; de la procréation qui discriminerait riches et pauvres, populaires et impopulaires, dominés et dominants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui a un sex appeal grandiose obtiendra carrière grandiose, richesse, et popularité. Désormais, le potentiel de reproductivité distingue physiquement ceux qui réussissent de ceux qui échouent. Cela a avoir avec la beauté physique (évaluable selon des critères sans cesse remodelés et toujours plus sévères), avec la personnalité (la plus légère et la plus accessible étant la plus prometteuse de jouissance physique), ainsi qu'avec la conformité sociale de l'esprit, proposant que quiconque est peu critique risque moins de vous critiquer. Quoique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, on n'a de cesse de considérer la femme fatale inaccessible, belle et distinguée mais toujours réservée de prime abord. Ce qu'il y a de merveilleux dans l'american dream, c'est que même le dernier des nullards, s'il éveille ses profondes pulsions, deviendra grand tombeur et accèdera aux plaisirs «interdits» avec ladite femme de ses rêves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De son côté, l'homme de rêve est probablement beau et grand, fier, mais dans son regard, ce "petit quelque chose" mystérieux lui confère la supériorité intellectuelle sur son espèce, dont la potentielle partenaire n'a toutefois rien à faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un cas comme dans l'autre, cette projection d'inaccessibilité n'est généralement qu'un superficiel maquillage qui s'estompe dès que l'approche du sexe opposé est assez convaincue. Dans les faits, le bluff est roi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les faits, les gens en ont marre. D'un point de vue extérieur, c'est-à-dire lorsqu'ils ne sont pas en situation de drague, hommes et femmes disent être las de cette façon de faire, de cette façon d'être, dont les publicitaires et les magnats de la presse-rapide nous bombardent. Dans les faits, le paradigme est réel mais pas moins interchangeable. (Il faudrait à ce sujet exposer les réflexions de Sartre et de Heideger sur le réel...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La prémisse de base de notre société de consommation est que pour permettre à l'économie de "rouler" (ou pour &lt;em&gt;nous&lt;/em&gt; rouler, c'est selon), on doit réduire l'humain à sa plus simple expression, animale, qui lui commande la survie de son espèce. Exit le reste. C'est, ont identifié les &lt;em&gt;psychochosificateurs&lt;/em&gt; et autres &lt;em&gt;réflexionneux&lt;/em&gt; de la bêtise humaine, en se fiant à cette nécessité corporelle que l'on peut en venir à dominer les masses. Car ainsi regroupés en une société de travailleurs, les individus sont fourvoyés par leur propre inconscience. D'abord occupés à travailler pour gagner leur pain puis leur grille-pain, puis leur boîte à pain puis leur comptoir pour poser la boîte à pain, puis leur cuisine rénovée avec armoires de bois verni au lieu de stratifié pour entourer le comptoir puis leur maison luxueuse pour bien asseoir cette cuisine digne du chef en vous puis leur aménagement paysager afin que cette maison de rêve trouve refuge dans une ambiance mi-campagne, mi-ville... (enfin vous comprenez) La poursuite de cette conquête commerciale des masses ne peut plus passer que par la confusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, on balance au potentiel consommateur l'idée, vendue avec le corps. La confusion est assurée : l'idée pénètre l'esprit, le corps l'y fait coller. On se sert de l'esprit, de la pensée humaine, pour lui faire croire que son existence n'est que procréation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vérité, on ne vend pas le corps. On continue de vendre l'idée, mais celle-ci est désormais "justifiée" par une pulsion naissante. On fait entrer le corps dans l'esprit, confondant du coup l'individu. Il participera à la masse en voyant le corps, en l'intellectualisant puis en justifiant socialement son geste par la réflexion, pourtant erronée, qu'il a eue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'élabore rien de nouveau, direz-vous. Pourtant, si. D'abord un exemple, ensuite un dénouement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis au coin de la rue, j'ai faim. Je vois deux arches jaunes. « C'est ça que j'M ». Faux. Pourtant, j'ai faim et McDonalds est là. J'entre. Pub géante. Deux hamburgers, deux dollars. Wâw. Quel beau sandwich. Je sais que celui que je vais manger sera beaucoup plus laid et goûtera étrangement différent de ce que j'imagine. Intellectualisons. J'ai faim, ce hamburger est tout à fait convenable. En fait j'en aurai deux. Ça n'est vraiment pas cher. Bon. Voulez-vous la frite, me demande la fille. Distrait par ses beaux yeux. Ouais. Le coke? Ouais. Chausson aux pommes? ouais. ouais ouais. Qu'est-ce que je veux vraiment? Basic instinct.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux du plaisir. Depuis des millénaires, je -- humain -- veux me reproduire. Promesse de fantaisie, la coquette jeune fille me propose tout plein de trucs dont je ne veux pas mais j'ai déjà fait mon intellectualisation de la journée. Tant pis. Je prends tout. Et votre numéro de téléphone, mademoiselle?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JAMAIS la « peseuse de pitons » de chez McDo ne m'aurait demandé si j'avais faim pour un chausson. C'eut été trop rationel. VEUX-TU?. Oui je te veux. Tout ce que tu veux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici ce que je propose. Qu'on change de paradigme. Qu'on s'adresse à l'intelligence de l'humain. Véritablement. La base de l'humain est-elle vraiment la « sélection naturelle »? Si l'humain est doté de la capacité de penser, c'est donc que, peut-être, la prémisse de base de l'humanité n'est &lt;em&gt;PAS&lt;/em&gt; la sexualité. Celle-ci n'est possiblement qu'un moyen de subsistance qui aurait malheureusement pris une trop grande place, fruit des autres bassesses du genre humain, notons au passage: la paresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En publicité comme en mass-média, voire en politique, on s'est jusqu'ici intéressé au plus petit dénominateur commun de l'humain en tant qu'espèce : le sexe. Jamais en tant que rassemblement d'esprit. L'esprit humain a forcément un plus petit dénominateur commun, qu'on a jusqu'ici confondu avec celui du corps animal qui le soutient. La publicité &lt;em&gt;peut&lt;/em&gt; avoir autant de force si on s'intéresse à ce qu'il y a de plus profondément ancré en nous, à savoir, la ... le ... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'on le questionne, qu'on l'y force. La bouffe de chez McDo peut rester sensiblement la même. Mais pourquoi ne pas demander au client de réfléchir, vraiment, à ce qu'il a faim pour manger?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi? Parce que ça n'est pas payant, à court terme. Parce que ça n'est pas payant, &lt;em&gt;pour la chaîne&lt;/em&gt;. Alors quoi? Le mouvement doit venir des masses elles-mêmes, mais risque fort peu de se faire. ALORS QUOI?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissez-moi plancher là-dessus. Je vous reviens.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-111600787025165344?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/111600787025165344/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=111600787025165344' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111600787025165344'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111600787025165344'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/05/tout-loccident.html' title='Tout l&apos;occident...'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-111576518026451292</id><published>2005-05-10T18:35:00.000-04:00</published><updated>2005-05-10T18:46:20.280-04:00</updated><title type='text'>Je vous dominerai.</title><content type='html'>« Vous savez ce qu'on dit dans ces circonstances? Hein?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bande d'ignares, vous n'osez même pas savoir. On dit "pff". On dit "zzzut!". On dit "meu oui, meu oui!". Ou encore on dit "Cause toujours, tit cul, mais commence par faire de l'ordre dans tes jouets". Mais vous ne savez pas, ce qu'on dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous ne me le dites pas. Vous en pleurez, plutôt, pauvres branchies bouchées d'estampillettes moites. Vulgaires souliers de cuirette usés. Chiffons malodorants. Bécanes rouillées sans roues qui roulent. Z'êtes caves. Z'êtes mous. Z'êtes pas meilleurs que moi. Quand on sait parler en réunion, faire plier les patrons, parler aux dames, stopper les blagues grasses des non moins gras plombiers, alors quand on sait faire tout ça, on ne dit pas "Ga'dons le bô bébéi! Allô! ta ta ta toi..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I will dominate; un jour, quand j'serai grand... »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il rit d'une voix stridente et on lui mit sa suce entre les dents.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-111576518026451292?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/111576518026451292/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=111576518026451292' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111576518026451292'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111576518026451292'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/05/je-vous-dominerai.html' title='Je vous dominerai.'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-111552642540411818</id><published>2005-05-08T00:19:00.000-04:00</published><updated>2005-05-08T00:27:05.410-04:00</updated><title type='text'>I want to dye.</title><content type='html'>Je veux mourir. Pas exactement aujourd'hui, mais bientôt. Pas exactement maintenant, mais tantôt. Pas précisément mourir mais disparaître. Pas justement partir, mais inconsciemment m'éloigner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prône la destruction, parce que tout est mort de toute façon. J'exige la servitude, parce que rien n'est souverain. Je veux dominer, mais courtement, parce que la beauté est éphémère et la laideur patiente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre temps, j'erre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de m'éteindre, avant de brûler, de noircir, je veux de l'artifice, de la couleur. Du ciel rose et de la mer turquoise. De l'extravagant, de l'orangé partout, du rayé pourquoi pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant d'être rayé de cette surface, je veux y laisser ma strie, ma marque, mes couleurs. I definitely want to dye.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-111552642540411818?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/111552642540411818/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=111552642540411818' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111552642540411818'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111552642540411818'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/05/i-want-to-dye.html' title='I want to dye.'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-12598701.post-111535926592483552</id><published>2005-05-06T01:38:00.000-04:00</published><updated>2005-05-06T02:03:34.083-04:00</updated><title type='text'>How do we say "Béton"</title><content type='html'>« How do we say "Béton"? Anyway I don't like Montréal 'cause there's too much of it ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je me sens comme une brique, aux propos lourds d'incohérence et d'inconsistence. Je suis une bouette de fabriquation de brique, I'm "unthickened, not yet dried ciment", I'm an elephant, &lt;b&gt;a stupid white elephant&lt;/b&gt; with wide ears and loooooong nose, I'm a stupid frenchie, un être futile et sans profondeur, je suis une surface plane, je suis plat et rond, je suis un cercle vide, je suis une carotte, je suis un ruban à mesurer, une rondelle d'oignon, je suis cru, je suis une branche morte, une métaphore déambulatoire, je suis un exercice stylistique ardu et incomplet, je suis une odeur rance de canelle brûlée, je suis une chienne excessive, un poison riverain, je suis de la crème blanche, visqueuse, je suis une grimace en sourdine, un cardinal lourd et désoeuvré, je suis une tache noirâtre, un vent de l'ouest, un champion du ku klux klan, une merde transationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi je cherchais quelque chose à dire et la conne elle a pas vu la métaphore, c'est sûr. Je me rassure souvent en me disant que je vaux plus que l'image que je projette, mais... doute. Un projecteur qui éclaire 1000 watt vaut mille watt, fait circuler mille watt. That's all.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toute façon c'était une bouchée d'anglaise, n'est-ce pas? Goûte amer comme le thé noir. I'm drowning in it. Et dans des discussions superficiellement engagées et superficiellement engagées.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/12598701-111535926592483552?l=tblies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tblies.blogspot.com/feeds/111535926592483552/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=12598701&amp;postID=111535926592483552' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111535926592483552'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/12598701/posts/default/111535926592483552'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tblies.blogspot.com/2005/05/how-do-we-say-bton.html' title='How do we say &quot;Béton&quot;'/><author><name>J. Walters</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10011372495245431380</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_zMOoKEgBue4/Sk4868lJM5I/AAAAAAAAABI/xYUZZlpElI4/S220/Photo+134.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
